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Eviter les attaques par bruteforce sur WordPress

A l’heure où j’écris cet article ce blog subit une attaque de type bruteforce depuis plusieurs heures. C’est donc le moment idéal pour faire un petit tuto sur comment se protéger de ce type d’attaques dont les sites WordPress sont de plus en plus la cible.

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Bruteforce ?

Les attaques bruteforce sont les attaques les plus basiques et les plus stupides du monde. Prenez un site que vous voulez attaquer et qui est protégé par mot de passe. Pour trouver ce mot de passe vous allez tout simplement tester toutes les combinaisons possible, aussi longtemps qu’il le faut jusqu’à ce que vous tombiez sur le mot de passe en question.

Prenons un exemple.

Mon site est protégé par le mot de passe “123”. Si je veux bruteforcer, je vais tester TOUS les mots de passe possible. D’abord les chiffres, les nombres puis l’alphabet puis les couple lettres + chiffres puis lettres + chiffres + symboles.

Dans notre cas, je ferais quelque chose comme:

1, 2, …, 11, 12, 13, …, 111, 112, … pour finalement arriver à 123.

Un vrai nom d’utilisateur

WordPress est une plateforme de blog devenu très populaire, c’est donc devenu, par la même occasion, une cible privilégiée de réseau de robots (appelés botnet) qui scannent le web à le recherche de site WordPress et qui déclenchent des batteries de bruteforce dessus.

Comme vous le savez, pour se connecter à l’interface d’administration de WordPress il faut un login et un mot de passe.

Les robots vont donc essayer de se connecter avec des utilisateurs “génériques”. Évitez donc d’avoir des utilisateurs avec pour login

admin, root, test, lenomdevotresite (ici angezanetti), etc …

Le mieux étant d’éviter de mettre le pseudo de celui qui publie les articles comme admin. Par exemple l’utilisateur qui publie les articles s’appelle toto et n’a que les droits d’auteur. Un autre utilisateur du nom de tata à lui les droits d’administration.

Cela devrait déjà beaucoup compliqué la tâche de nos cher botnets.

Des mots phrases de passe

Ensuite pour se prémunir plus efficacement il faut choisir avoir un mot de passe complexe, ou mieux, une phrase de passe.

Avec l’exemple ci dessus on comprends bien que pour un ordinateur faisant plusieurs millions de combinaisons à la secondes, énumérer tous les nombres de 1 à 123 prends quelques secondes alors qu’avec un mot de passe du genre

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C’est déjà beaucoup plus compliqué ! D’ailleurs plutôt que de prendre des mots de passe impossible à retenir du genre

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Préférez les phrases de passe, plus simple et tout aussi solides !

Pour une meilleure sécurité n’hésitez pas à recourir a des logiciels de gestionnaires de mot de passe qui retiennent pour vous chaque mot de passe pour chaque site (car oui, il en faut un par site !)

Bannissez !

Enfin, comme je vous le disais plus haut ce sont de véritables réseau de plusieurs centaines de machines fantômes qui attaqueront votre site, en même temps. Tout est donc une question de temps, même le meilleur des mots de passe est crackable avec beaucoup de temps et de ressources machines.

Pour rendre la tâche de ces attaques plus difficiles je vous conseille d’installer  Limit Login Attempt . C’est un plugin qui bannit automatiquement les IPs qui échouent à se connecter à votre interface d’administration.

Au bout de 3 fois il bannit l’IP pour une durée courte ( quelques dizaine de minutes), puis si l’opération se renouvelle avec la même adresse il bannit pour une durée plus longue (quelques jours). C’est efficace et ralentit considérablement la vitesse des attaques.

Le temps d’écrire ce billet mon plugin à banni plus de 100 IPs pour plusieurs jours, et ça continue…

Et c’est tout ?

Une fois ces réglages fait, vous devriez être couvert pour 99% des attaques bruteforce, mais bien sur, cela ne vous empêche pas de faire des sauvegardes, de mettre à jour vos plugins et WordPress et de mettre en place des protection au niveau serveur, mais c’est une autre histoire !

 

Credit Photo : GraceOda

Faire fonctionner le rétro-éclairage de son MacbookPro 7.1 sous Ubuntu 14.04

Depuis la mise à jour de mon Mac sous Ubuntu 14.04 le rétroéclairage de mon écran ne fonctionnait plus. J’ai passé pas mal de temps à chercher sur le net une solution viable, j’ai bidouillé pas mal de trucs pour au final tomber sur la doc communautaire qui vient d’être mis à jour.

Pour les non anglophones voici la marche à suivre :

On commence par ouvrir un terminal et lancer la commande suivante:

nvidia-xconfig

Cela crée un nouveau ‘xorg.conf’,que nous allons maintenant modifier.

sudo gedit /etc/X11/xorg.conf

Cherchez Section “Device” et remplacer le contenu par:

Section "Device"
    Identifier     "Device0"
    Driver         "nvidia"
    VendorName     "NVIDIA Corporation"
    BoardName      "GeForce 320M"

    #La ligne ci dessous permet de gérer le contrôle du rétro-éclairage
    Option  "RegistryDwords" "EnableBrightnessControl=1"
    # La ligne ci dessous empeche l'afficahe du logo nvidia pendant le boot
    Option         "NoLogo" "True"
EndSection

Ensuite vous fermez votre session et vous vous reconnectez et tout devrait fonctionner :)

 

Credit photo : cmoralesweb

Comment savoir que son code est de bonne qualité?

C’est une question qui m’a été posée en entretien d’embauche il y a peu de temps:

“Comment un autodidacte comme vous peut-il être sur que son code est de bonne qualité?”

Ça peut paraître une question naïve, surtout venant d’un RH, mais ça me fait pas mal cogiter depuis, au delà de la technique.

Pendant l’entretien j’ai répondu un truc bâteau, qui a d’ailleurs eu l’air de lui plaire, mais il me semble que cette question de comment je produit du code et pourquoi il est bon ou mauvais mérite bien un petit article.

Au passage, si tu passes par là Mme la RH et bien tu trouveras ci dessous une réponse un peu plus complète à ta question :)

DISCLAIMER: Je vais parler ici de méthodes et pas de techniques pure. Si tu cherches à savoir comment indenter ton code ou si tu dois ou non commenter tu ne trouveras pas ton bonheur :)

Comment produire du code de qulité

1 – Mon code marche

Réponse simpliste. Mon code fonctionne, ça tourne en prod depuis des jours/mois/années, mon code est de qualité.

C’est pas faux, mais ce n’est pas suffisant. On a tous en tête des codes qui tournent mais qui ne seront jamais mis à jour tellement l’effort de maintenance est important.

Un code qui tourne n’est pas un bon code, c’est nécessaire mais loin d’être suffisant.

2 – Mon code est le fruit d’une méthode de travail

Produire du code de qualité c’est, pour moi, avant tout la mise en place d’une méthode. Toute l’équipe de développeurs doit être impliquée et faire en sorte que la base de code de tous les projets soit de qualité ou en constante évolution vers une qualité optimale.

Pour ça j’essaie d’appliquer ces trois méthodes :

Merge Request

Je travaille le plus possible avec le workflow de github. Tout mon code est crée sur de nouvelles branches avec Git et quand j’ai fini une fonctionnalité ou un fix je fais relire le tout par un collègue. Tout le code produit est relu, commenté, et n’est mergé que quand celui à qui est affecté la merge request n’est satisfait.

Ce système permet de produire du code bien meilleur, on sait que l’on va être relu, du coup on fait gaffe et on essaye de commenter un peu plus, de mettre des variables explicites etc…

Si jamais des erreurs se sont glissées, il y a de grandes chances que le mainteneur nous le fasse remarquer (autant sur le fond que sur la forme d’ailleurs)

Autre point positif de cette méthode, le mainteneur du code changeant tout le temps, toute l’équipe “voit passer” le nouveau code sur le projet. Cela réduit considérablement l’effort de maintenance.

Extreme Programming

Depuis plusieurs mois j’essaye de mettre en place les règles de l’extreme programming. Au programme, pair programming, ne pas sur optimiser, garder le code le plus simple possible et impliquer toute l’équipe à ces problématiques.

La mise en place des tests automatisés est au programme, mais pour le moment ils ne sont pas encore écrit.

Les retombées sont impressionnantes, l’équipe est plus motivée, le code produit est de meilleure qualité car revu de manière régulière et le pair programming permet d’abattre plus rapidement les situations de blocages – sans avoir à faire des hacks tout moches que l’on aurait tendance à faire seul dans son coin!

Code Sniffer

Enfin, dernier point plus technique, j’ai mis un code sniffer sur mon éditeur de texte préféré. Il râle si mon code n’est pas formaté comme il faut, et, du coup, je râle si le code que je récupère d’un collègue ne respecte pas les règles du standard.

Cela peut paraître anecdotique mais c’est primordial. Cela donne une base de code uniforme sur les milliers de lignes de code de nos applicatifs et cela facilite la maintenance.

3 – Je suis un être social

Autre point qui me tient particulièrement à cœur: l’échange.

Un développeur isolé est un développeur qui travaille mal.

Moi qui n’ai jamais étudié la programmation à l’école (ou très peu) j’ai toujours codé en restant en contact avec des groupes de dev qui pouvait répondre à mes question et vide versa. C’est ce que je fais avec StackOverflow, sur IRC, Twitter etc…

C’est primordial pour moi, cela permet aussi de confronter les idées, d’aller chercher les best-pratices et “d’aspirer” une quantité d’expérience bien plus importante et de manière beaucoup plus interactive qu’en lisant des bouquins!

Par exemple, il y a peu j’ai du concevoir et coder une API RESTFull avec Symfony2. Au final j’ai du passer plus de 70% de mon temps à lire des posts de blogs sur le sujet, à échanger avec des pointures sur IRC et à chercher les meilleurs design pattern et les meilleurs bundle AVANT de commencer à coder.

Seul je n’aurai pas fait un dixième du résultat final et la qualité aurait été réellement en deçà de ce que j’ai finalement produit.

Voilà en substance comment je fais pour savoir si mon code est de bonne qualité, et vous quels sont vos #proTips pour produire du code de qualité ?

 

 

Ce que change vraiment Internet

Sur ce blog je parle beaucoup de révolution des méthodes de travail, et même plus généralement de la “révolution Internet”

Les impacts sur notre société de l’arrivée d’internet sont nombreux. A tel que c’est complexe à expliquer à un novice. Surtout en 15min.

Mais ce n’est pas le cas de ce TED talk de Joi Ito, en moins de 20 minutes il explique brillamment quel bouleversement énorme est entrain de se produire et pouruoi nous devons laisser tomber nos veilles méthodes “B.I.” !

Non, ne faites pas de nos enfants des développeurs

Depuis quelques mois on parle d’apprendre à coder aux enfants comme une solution aux bouleversements d’internet. Dernièrement il y a encore eu un article dans les Echos en ce sens.

Je ne suis pas un expert de l’éducation mais j’ai vraiment l’impression que ce discours, souvent servi avec un arrière fond économique, se trompe de combat, je m’explique:

La thèse soutenue par les défenseurs du “code à l’école” est relativement simple:

Notre futur sera rempli de machines, or les machines se programment donc il faut savoir programmer.

L’idée est séduisante, mais comme beaucoup de sophismes la simplicité cache une réalité différente.

Enlever la “peur” du code

Faire de nos enfants des développeurs est un erreur.

Évidemment, le fait que rien ne soit enseigné à l’école en terme de programmation informatique est une erreur. Il faut que nos enfants trifouillent les machines, jouent avec, ne serait-ce que pour enlever la peur de la ligne de code qui est souvent un frein à la compréhension de l’informatique.

Les codinggouter font ça très bien, l’école devrait généraliser ce genre d’initiative, personne n’en doute. Il est important que les citoyens de demain comprennent globalement comment marchent les machines et ne crois plus, comme beaucoup de la génération X, que c’est “magique”

Ceci dit, développeur est un métier un peu plus complexe que seulement “pisser du code“. Se mettre en tête qu’enseigner la programmation en dans le cursus des élèves fera exploser le nombre de développeurs est une erreur. Simplement prenons l’exemple des maths, nous en avons tous fait pendant années, vous connaissez des mathématiciens? Personnellement, pas un seul. Par contre des gens qui utilisent les maths dans leur boulot ou dans leur vie de tous les jours j’en connais un paquet !

L’informatique amène une problématique du même ordre, nous en avons besoin tous les jours, et de plus en plus. Il faut donc être capable de comprendre, et maîtriser les concepts de base.

(D’ailleurs il est hallucinant que personne ne nous apprenne jamais à taper sur un clavier par exemple)

L’enjeu n’est pas sur le code mais sur le réseau

Sans vouloir vexer personne, ce débat de l’enseignement de la programmation à l’école est un combat du XXème sciècle, pas du XXIè.

La vrai révolution de ces dernières années ce n’est pas l’explosion du nombre des PCs, c’est l’arrivée massive dans nos vies du réseau mondial.

Internet est entrain de bouleverser le monde, nos quotidiens, et de remettre tout ce qui fait nos sociétés à plat.

Le travail change, la politique change, nos vies “privées” sont bouleversées et pour la première fois depuis que l’homme existe n’importe quel individu peut parler avec le monde entier.

Alors, oui, c’est vrai, Internet c’est peuplé de machines. C’est un protocole qui permet de faire discuter des machines. Savoir comment les machines discutent aide à comprendre notre monde mais l’enjeu est ailleurs.

Apprendre à apprivoiser les Internets

Savoir coder est indispensable, de même que savoir nager.

Il est devenu indispensable de savoir taper une ou deux lignes de code, et bien pratique de savoir aligner deux trois lignes d’HTML ou de PHP. L’école devrait nous apprendre ça, c’est vrai

Mais elle devrait surtout nous apprendre a parler en public, à écrire pour être lu par nos concitoyens. L’école devrait apprendre à nos enfants comment gérer notre liberté d’expression qui est réellement effective que depuis qu’internet existe.

Elle devrait nous apprendre à gérer nos traces numériques. L’arrivée du big data et les enjeux sur notre vie privée devrait être enseigné à l’école, le bouleversement de nos politiques devrait être enseigné à l’école, etc …

Et, contrairement à ce qui est dit un peu partout, pas par des profs de maths ou de physique, c’est de profs d’histoire, de philo et de français dont on a besoin.

 

 

 

Silex un framework minimaliste PHP que vous devriez tester

Silex est un micro framework édité par SensioLabs, la société qui édite le fameux framework Symfony.

Un micro Framework

Silex est micro, vraiment micro. Même l’installation tiens en deux lignes:

$ curl -sS https://getcomposer.org/installer | php
$ composer.phar install

Une fois ces deux lignes exécutées vous vous trouvez avec:

  • un répertoire vendor qui embarque Pimple, une librairie pour l’injection de dépendances et les modules de gestion HTTP de Symfony ( pour gérer les routes, les requêtes etc..)
  • un répertoire web dans lequel se trouve un fichier index contenant toute voter application (rien pour le moment)
  • et un Composer pour installer en deux coups de cuillère à pot n’importe quelle librairie super utile.
  • et… c’est tout.

Ça ne fait pas lourd, surtout quand on vient de Symfony. Mais quand on y réfléchi deux minutes avec juste ces trois éléments on peut faire beaucoup de choses.

With great power, comes great responsibility

L’architecture de base, celle que je viens de décrire est suffisante pour des petits prototypes, pour tester SIlex ou pour monter votre blog. Mais rapidement, mettre toute vote application dans index.php, voire dans le répertoire web ça devient gênant. C’est pourtant ce que vous trouverez en majorité dans les tutos sur le web.

Si votre projet est fait pour prendre de l’ampleur, pour être maintenu dans le temps par plusieurs personnes il va falloir rendre les choses un peu plus structurées.

Comme Silex n’impose rien, le développeur à le choix. Pour partir sur de bonnes bases je vous propose de partir sur le Skeleton proposé sur Github par SensioLabs: https://github.com/silexphp/Silex-Skeleton

Ça permet de découpler le cœur de l’application du modèle MVC, de séparer les parties publiques et privées. Vous noterez au passage que le composer.json de cet exemple c’est pas mal étoffé et que l’on retrouve des outils Symfony comme Twig ou la console.

L’idée n’est peut être pas pour vous de prendre tout le skeleton, mais en tout cas de s’en inspirer et monter une vraie structure compréhensible et maintenable dans le temps.

Pourquoi pas Symfony ?

J’utilise actuellement Silex parce que le projet que j’ai repris était en Silex, je n’ai pas eu le choix. Cependant je me rends à l’utilisation que Silex peut être une bonne option dans plusieurs cas :

  • Vous voulez monter en compétences sur du PHP objet, savoir vraiment fonctionne des gros framework comme Symfony. Silex est beaucoup plus bas niveau que son cousin, il vous permet de vraiment mettre les mains dans le cambouis, de comprendre comment les choses fonctionnent.
  • Vous avez du code legacy dégueu et vous voulez migrer petit à petit vers quelque chose de plus propre. C’est le cas pour mon projet. 30% du code est horrible en legacy, 30% est sur du Silex mais en mode “Tout dans le index.php” et les derniers 30% ont été codés dans les derniers mois avec plus ou moins le skeleton ci dessus. Silex fonctionne très bien dans cette configuration et nous permet de migrer controlleur par controlleur notre code.
  • Vous êtes un ayatollah de la philosophie KISS, vous ne voulez installer que ce dont vous avez besoin et ne pas avoir un prjet qui finit par embarquer des milliers de lignes de codes qui ne vous serviront jamais.

Pour être honnête, pour des gros projets, des projets à longue durée de vie je vous conseille plutôt de partir sur du Symfony, la doc est mille fois plus abondante,  la structure est fixe et donc l’effort de maintenance et d’évolution sera beaucoup moins important.

Pour le cas d’une migration lente par contre je trouve que Silex est adapté si on part sur de bonnes bases.

Dans tous les cas, Silex vaut le coup d’oeil, au moins pour un side-project. On apprends beaucoup de choses et le chan IRC dédié est d’une grande qualité !

 

Migrer SPIP vers WordPress

Il y a quelques jour on m’a confié une super mission: migrer un blog SPIP vers un WordPress!
J’ai cherché un peu partout une solution simple et clé en main. Visiblement cela n’existe pas vraiment… Il y a bien Korben qui à fait un article la dessus, mais son code n’est plus dispo.

J’ai été cherché du côté de la communauté SPIP – ils sont super sympas d’ailleurs n’hésitez pas à aller leur faire un coucou sur IRC !
J’ai trouvé un tuto pas trop mal fait qui permet d’importer le contenu brut d’un SPIP vers un blog WordPress, tout ne fonctionne pas mais ça dégrossi vraiment le travail.

 

EDIT: Apparement il y a un plugin qui fait ça maintenant  (merci kerfred)

Ensuite il faut traiter toute la syntaxe bizarre du CMS pour en faire du beau HTML. Et là j’ai pas trouvé mieux que du sql, pénible mais efficace…

Le code des requetes est dans un gist ci dessous, n’hésitez pas à le forker !

 

Faire fonctionner le copier/coller avec Vim dans le terminal

Pour faire suite au billet de présentation de Vim que j’ai publié il y a quelques jours un petit tutorial pour activé le support du copier/coller avec Vim en mode console.

Vim n’embarque pas de base la gestion du presse papier de base, et cela pour éviter de surcharger le logiciel qui n’est pas forcement utilisé par des distributions avec une interface graphique – sur les serveurs par exemple.

La première chose à faire est donc de vérifier si Vim est compilé avec le support du serveur X. Pour cela lancez un terminal avec la commande :

vim --version | grep xterm

si dans la liste qu’il vous retourne vous voyez

 -xterm_clipboard

Alors vous avez un Vim sans support de X… Mais pas de panique, il suffit d’installer vim-gui-common ou Gvim/MacVim pour avoir une version de Vim compatible.

Une fois installé vous pouvez utilisé la syntaxe Vim pour mettre vos parties copiées dans le registre du presse papier avec “+y.

Si comme moi, vous êtes pas fan des combinaisons de plus de 2 touches je vous propose les mappings suivant:

" Copy to the clipboard -- need +xterm-clipboard
 nmap <Leader>y "+y<CR>

Ou

set clipboard=unnamedplus

En bonus, une petite astuce pour ne pas mettre dans les registres les morceaux de code que vous couper.

" Permet de couper du code avec d sans écraser le contenu du registre 
 nmap <Leader>d "_d<CR>

 

Vim, un éditeur de texte du 21ème siècle

Je me rends compte que je ne vous ai jamais parlé de Vim sur ce blog. J’ai un vieux brouillon qui date de 2 ans sur le sujet mais je n’ai jamais publié d’articles alors qu’il y a matière !

Vim, pour ceux qui ne le connaissent pas est un “vieil” éditeur de texte en mode texte. J’ai commencé à m’y intéresser il y a 2-3 ans quand je faisais des recherches sur l’ergonomie du poste de travail. En effet Vim à la particularité de ne pas utiliser la souris, vos doigts restent sur le clavier et vos poignets apprécient !

Vim keycap

Vim, un éditeur modal

En deux mots, Vim comporte plusieurs mode de fonctionnement: normal, insertion et visuel. Pour chaque mode la fonction des touches de clavier changent. Alors c’est un peu dur à apprendre mais ça décuple les fonctionnalités d’un éditeur classique! Tout part de là, par défaut, en mode normal, une grosse partie des 105 touches de mon clavier servent à me déplacer dans le texte, sans souris mais de manière très précise, au début du mot suivant, à la fin du mot suivant, au début du paragraphe, de la phrase, à la fin de la ligne etc, etc…

C’est long à apprendre mais c’est redoutable une fois maitrisé, bien plus que les raccourcis Ctrl+Alt+flèches  d’un éditeur type Sublime Text.

Pour creuser un peu allez voir ce lien qui regroupe quelques tutos.

Vim, un éditeur universel

Autre point positif, vi(m) est super léger et présent sur à peu près tous les système d’exploitations sérieux. Je peux donc changer d’OS, me connecter à un serveur en SSH, coder directement sur une VM sans avoir à changer mon workflow, à modifier mes habitudes. Il suffit de copier mes préférences – mon .vimrc – dans ma home et, hop, je suis comme à la maison !

Vim est moderne et extensible !

Dernier point pour les sceptiques, les fonctionnalités des Vim sont largement aussi étendues que celles de votre IDE préféré. Par défaut il embarque la coloration syntaxique, l’auto-complétion, l’indentation automatique et pleins d’autre chose.

Mais Vim c’est surtout un “vieux” logiciel libre avec une communauté énorme de développeurs. Du coup, un peu comme pour WordPress, il y a une multitude de plugins pour faire ce que Vim ne fait pas encore.

Personnellement j’utilise NERDtree qui permet de manipuler et visualiser facilement des fichiers dans un projet et tComment qui permet de commenter les lignes sélectionnées en fonction du langage utilisé, bien pratique pour les **** de commentaires du HTML :)

En ce moment je teste également CtrlP, un équivalent du Pomme T de Textemate pour ouvrir rapidement des fichiers, AcK une alternative à grep pour parcourir le code de tous les fichiers d’un projet et Syntastic qui m’affiche les erreurs de syntaxe directement dans mes fichiers sources.

 Je ne changerais pas  d’IDE

Did you mean: vim?

En plus de deux ans d’utilisation je suis carrément convaincu: Vim c’est bien. La courbe d’apprentissage est longue (je suis toujours entrain d’apprendre) mais ça vaut le coup, plus on code, plus on apprends de nouveaux raccourcis, plus on est productif. Et ce quel que soit la machine, et quand on passe d’un Mac à un PC on est heureux d’avoir fait ce choix !

PS: Il y aura dans les semaines qui suivent un TupperVim d’organiser au Mutualab venez y faire un tour pour découvrir la bête !

Je n’ai qu’un seul client et il s’appelle Coworking

L’année 2013 touche à sa fin et je fais le bilan de mon activité. Durant ce bilan, je me suis rendu compte d’un fait marquant: 100 % de mon chiffre d’affaire de freelance provient du CoworkingLille.

100%!

Tous les clients avec lesquels j’ai travaillés en 2013 sont des coworkers Lillois ou ce sont des clients qui ont été orientés vers moi par ce réseau.

J’ai d’ailleurs presque arrêté de faire des articles sur mon blog – qui me ramenait pas mal de clients jadis. Je ne fais pas de démarchage, sauf peut être un peu de “community-management” sur Twitter.

A la place je me contente d’être là, ou plutôt la bas, tous les jours ou presque. Et pas pour ramener des clients, non. J’aime juste être la bas, on y apprends beaucoup, on monte des projets sympas, on boit des bières et je travaille bien mieux que si j’étais chez moi.

C’est magique. Tout simplement. Alors que l’on a toujours du mal à trouver un business model pour les Coworkings. Du malà faire de ses lieux d’échanges des lieux économiquement viables sans être sous perfusion des acteurs publics, les retombées pour les membres sont assez hallucinant : 100% du CA !

Alimenter l’éco-système

Plus je réfléchi, plus je débat avec mes copains du Mutualab sur les différentes possibilités de financer notre lieu et plus je suis convaincu que les seules vraies solutions sont dans tout ce qui alimente la machine: monter des projets qui créer de l’activité pour les membres, qui à leur tour monteront des projets qui créeront de l’activité etc, etc…  Cela marche, j’en suis un exemple vivant -et je ne suis pas seul – et c’est probablement la seule solution viable dans le temps.

Après, c’est comme partout il faut trouver l’énergie et l’argent pour lancer la machine !

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