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Internet et ses usages, développement Web et humeurs diverses

Pour sortir du lot mettez vous dans une niche !

Depuis que les mondes virtuels sont en baisse, que je ne peux plus vivre avec cette activité il m’a fallu changer de cap, me recycler.

Et je me suis perdu.

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Devant la palette de technologies, d’outils qui sont disponibles j’ai testé pas mal de trucs: NodeJS, WebGL, Ruby on Rails, WordPress, Jekyll, Symfony, Zend et à chaque fois il faut apprendre de nouveau les bases du framework, recommencer à comprendre les grands concepts etc… Si j’ai testé autant de technos c’est que j’aime ça, découvrir de nouveaux outils m’a toujours plu et, au delà du défi “geek“, ça permet aussi d’améliorer sa compréhension de l’univers du web. Mais, et c’est là que le bat blesse, ça n’a jamais fait gonfler mon portefeuille client, au contraire.

Vu de l’extérieur être un “touche à tout” est souvent pris pour du papillonnage, cela brouille les pistes pour vos futurs prospects et même si c’est excitant professionnellement c’est souvent synonyme de perte de temps – il faut réapprendre tout le temps – et de mauvaise estimation de temps passé.

Du coup, personne ne comprends vraiment ce que vous faites, et les contrats que vous remportez sont souvent mal vendus. Au final on fini par se fondre dans la masse des freelances qui “font du web”, sans réelle plus value la concurrence est rude surtout si on met dans la balance les développeurs indiens !

Bref c’est un mauvais calcul !

J’ai l’impression que la solution est de faire carrément l’inverse, choisir une techno qui nous plait, qui paraît robuste et s’y tenir. Au passage avant de foncer tête baissé, allez faire une  tour sur la timeline Twitter de l’outil, regardez les annonces de jobs, bref vérifiez qu’il y a de la demande. Dans le cas de Symfony par exemple c’est très clair : la moitié des tweets français sont des recherche de compétences !

Une fois la techno choisie, communiquez de façon hyper ciblée, spécialisée, faites vous identifiez comme un “expert” de la solution. Mettez en avant vos compétences techniques, votre expérience sur le sujet, faites du réseau en local et sur Twitter. Je vous parie qu’en quelques mois pour une techno demandée vous avez des clients.

Au passage, en l’écrivant je me dis que rien n’empêche d’avoir deux trois activités distinctes sur plusieurs technos différentes, le tout étant de garder une ligne et un discours hyper centré sur chaque projet. Le tout est d’avoir assez d’énergie pour animer 3 blogs, 3 twitters et faire de la veille sur toutes ces technos !

Voilà, cela fait longtemps que cette problématique me trotte dans la tête, j’ai d’ailleurs expérimenté l’inverse avec une “agence” montée au sein de CoworkingLille qui finalement n’a jamais marché justement parce notre discours était beaucoup trop large et que l’on avait pas de ressources commerciales suffisante pour assurer ce grand écart.

Et vous comment faites vous ? Quelle est voter solution pour sortir du lot ?

4 Comments

  1. Autant je suis d’accord sur le principe, autant je ne suis pas d’accord sur le terme « niche » dans le cas que tu exposes. SF2 est loin d’être une niche, au contraire, c’est tellement mainstream que comme tu le dis, les demandes pullulent.

    Un article de Camille Roux traite de la thématique de la niche : http://www.camilleroux.com/2013/08/09/comment-devenir-une-reference-dans-un-domaine-en-quelques-mois/ mais je doute que ce soit rentable financièrement parlant (il n’aborde pas ce sujet d’ailleurs), à moins effectivement de vendre un livre, des prestations, ou des screencasts comme le font certains.

    • Effectivement je me suis un peu emporté sur le terme de niche :) L’idée du billet est surtout d’expliquer pourquoi il faut rester concentré sur un seul et même sujet.
      Pour le billet de Camille roux, je sens pas mal de second degré non ? Plus la niche est petite, plus on devient reconnu rapidement mais moins on a de clients, a près tout est quesiton de dosage et de flair !

    • Du moment que la niche n’est pas trop petite, cela peut être intéressant financièrement, avec du service vendu assez cher par exemple.
      Les vidéos, livres… sont plus difficiles car il faut marché assez grand.

      • De manière générale les livres n’ont jamais été rentable c’est vrai :)
        Après, dans un marché de niche suffisamment petit on peut aussi vivre de conseils, formations. C’était une partie de mon activité avant 2010 avec les mondes virtuels

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