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Tag: coworking

Je n’ai qu’un seul client et il s’appelle Coworking

L’année 2013 touche à sa fin et je fais le bilan de mon activité. Durant ce bilan, je me suis rendu compte d’un fait marquant: 100 % de mon chiffre d’affaire de freelance provient du CoworkingLille.

100%!

Tous les clients avec lesquels j’ai travaillés en 2013 sont des coworkers Lillois ou ce sont des clients qui ont été orientés vers moi par ce réseau.

J’ai d’ailleurs presque arrêté de faire des articles sur mon blog – qui me ramenait pas mal de clients jadis. Je ne fais pas de démarchage, sauf peut être un peu de “community-management” sur Twitter.

A la place je me contente d’être là, ou plutôt la bas, tous les jours ou presque. Et pas pour ramener des clients, non. J’aime juste être la bas, on y apprends beaucoup, on monte des projets sympas, on boit des bières et je travaille bien mieux que si j’étais chez moi.

C’est magique. Tout simplement. Alors que l’on a toujours du mal à trouver un business model pour les Coworkings. Du malà faire de ses lieux d’échanges des lieux économiquement viables sans être sous perfusion des acteurs publics, les retombées pour les membres sont assez hallucinant : 100% du CA !

Alimenter l’éco-système

Plus je réfléchi, plus je débat avec mes copains du Mutualab sur les différentes possibilités de financer notre lieu et plus je suis convaincu que les seules vraies solutions sont dans tout ce qui alimente la machine: monter des projets qui créer de l’activité pour les membres, qui à leur tour monteront des projets qui créeront de l’activité etc, etc…  Cela marche, j’en suis un exemple vivant -et je ne suis pas seul – et c’est probablement la seule solution viable dans le temps.

Après, c’est comme partout il faut trouver l’énergie et l’argent pour lancer la machine !

CoworkingLille déménage et à besoin de vous

mutualab

 

Cet été il va y avoir du changement dans le milieu du travail collaboratif Lillois. CoworkingLille est en pleine mutation, la sortie de la chrysalide est prévue au mois d’Aout.

Au programme un nouveau lieu, beaucoup plus grand, on passe de 150 à 700 m2 ! Cela va nous permettre de programmer des vrais événements, d’avoir des vraies salles de réunions, une jolie cuisine pour boire du café etc…

Après plus de deux ans dans nos locaux actuels il faut reconnaître que nous sommes à l’étroit, que l’état des locaux et leur visibilité ne nous permettent pas de mettre en place tout les projets que l’on veut.

Et au déménagement s’ajoute un changement structurel : CoworkingLille devient la fédération des espaces Lillois qui contiendra Mutualab + LaCoroutine. Et pour couronner le tout Mutualab sera lieu associé au réseau des Cantines !

Bref nous changeons d’échelle et cela fait plaisir, surtout pour un projet comme celui là qui ne repose que sur la volonté et le travail de notre communauté !

Si vous voulez participer à cette belle aventure nous avons lancé une opération de crowdfunding à cette adresse : http://fr.ulule.com/mutualab/

 

Pourquoi les freelances sont aussi déprimés… ou pas

Je suis tombé hier, au fil de ma veille, sur un article de fastcompany qui a pour titre : “Why freelancers are so depressed”.

Un bon gros titre qui fait peur, qui fait buzzer et pleurer dans les chaumières, on se croirait sur TF1. Je vais me permettre dans ce billet de répondre à ce post, parce que je suis freelance depuis presque 5 ans maintenant et aussi parce les problématiques des nouvelles formes de travail m’intéressent beaucoup.

En gros l’article explique pourquoi être freelance c’est terrible en trois points, je vais les reprendre ici.

Photo depression freelance

Photo by ABC Archives – CC BY-NC 2.0

Une entreprise unipersonnelle

C’est pas vraiment un scoop mais quand on est freelance, on est … seul. A la fois “patron”, secretaire, comptable, commercial, ouvrier etc… Et il faut bien avouer que l’image de liberté que cela véhicule est un peu galvaudée.

Plus de patron, pas d’horaire, c’est vrai mais cela implique beaucoup plus que cela rapporte. Il faut se plier à une discipline, aller chercher des clients régulièrement, faire ses comptes, faire le boulot, le tout en même temps sous peine de voir son activité disparaître. On est bien libre de la faire comme on veut, mais il faut le faire.

Après des années de pratique, je pense qu’il vaut mieux payer pour externaliser des tâches – c’est le cas pour ma comptabilité par exemple. Je ne sais pas le faire, je le fais mal, pas assez souvent et en plus j’aime vraiment pas ça. Autant passer ce temps à aller chercher des nouveaux clients. Alors c’est sur ça se paye, mais je pense de plus en plus que ça vaut le coup. D’autant que le comptable donne des conseils, aiguille dans les situations délicates. Au final, avec de la pratique, on sait où aller chercher les infos et la solitude du début se fait moins sentir.

On est isolé, seul chez soi

Comme vous le savez probablement moi j’ai résolu le problème depuis 2 ans. Je vais bosser presque tous les jours au CoworkingLille j’y trouve des gens qui ont les mêmes problématiques professionelle que moi, du réseau local qui m’apporte du boulot, et un réseau social d’amis. Honnêtement, sans  vouloir la jouer guimauve, ça à changer ma vie. Je ne serait peut être même plus freelance si je n’allais bosser tous les jours au coworking.

J’ai structuré mes horaires, cadré mon activité et j’ai appris plus de choses en 6 mois que je n’en avais appris seul derrière mon pc à essayer de faire des tutos.

Travailler uniquement à la maison et malsain, je m’en rend compte maintenant. Et cela devient carrément impossible quand vous avez des enfants.

Regroupez vous ! Regroupons nous ! Pas besoin de beaucoup d’argent, pas besoin d’être dans une grande ville, juste aménagez vous un bureau avec 2-3 indépendants c’est déjà un comfort de vie et de travail incomparable ! Et vous verrez que naturellement les contacts s’organisent, que les contrats arrivent et que l’on monte des projets commun.

L’argent

C’est le nerf de la guerre, et c’est aussi le point noir de l’activité. Les problèmes d’argent sont récurrents  pour quasiment tous les indépendants. Il faut souvent “courir” après le paiement des clients. Il faut aussi accepter de vivre avec l’angoisse de la fin de mois. Être indépendant c’est accepter de vivre avec l’idée que vos revenus ne seront jamais fixe et jamais assurés. Il faut se battre tous les mois pour aller chercher des clients, faire des devis qui ne seront pas acceptés, et recommencer encore et toujours.

Le pire dans tout ça c’est que les revenus ne sont jamais, ou rarement à un niveau de salarié.

Oui, mais on est souple

Aucune mention de ça dans l’article de fastcompany, mais moi ça me paraît essentiel. C’est probablement même LE point positif de l’activité. Je pars en vacances quand je veux, je peut bosser ici ou là, peut importe. Si je veux bosser le dimanche plutôt que le vendredi rien ne m’en empêche. Et surtout, je travail sur des projets qui me plaisent, tout en consacrant du temps pour des projets persos, pour continuer à apprendre de nouvelles technos.

En conclusion, comme souvent, tout n’est pas noir ou blanc. Être freelance ça me plaît beaucoup mais il faut se battre pour exister. Cela ne rend pas depressif au contraire ce sentiment de contrôler vraiment son activité professionelle est assez plaisante. Et vous, vous vous sentez dépressifs ?

Oui, le coworking devrait être gratuit !

Cet article est une réponse au billet de l’atelier des médias : “Le débat du moment : le coworking doit-il être gratuit ?”

Ce débat fait apparemment “rage” aux Etats-Unis et cela ne m’étonne pas vraiment. Au retour de CoworkingEurope l’année dernière c’est une question qui nous avait travaillé pendant un bout de temps avec Pierre et Manu, les créateurs de l’espace de coworking Lillois.

Le constat

Bien évidemment, comme le rappelle l’auteur du billet de l’atelier des médias, il faut bien payer les charges inhérentes aux locaux et services mis à disposition des coworkers mais cela pose clairement la question du business model. Sachant que, comme je l’affirmais en revenant du CoworkingEurope à Berlin: “Le Coworking en lui même n’est pas rentable”.

Pour simplifier, monter un espace de coworking c’est créer un lieu pour louer pas cher à des personnes qui ne roulent pas sur l’or ! Pas vraiment la situation pour faire du business… Alors, évidemment, il y a tout de même de la valeur ajoutée, sinon le nombre de coworkers ne serait pas en pleine croissance. Mais l’espace lui, fait difficilement du bénéfice, à moins de multiplier les services payants ou de faire appels à des mécènes ou subventions extérieures.

Beaucoup de freelances peu de coworkers

Deuxième constat, le nombre des freelances est en explosion, en France et ailleurs. Mais le nombre de freelances dans les villes n’a aucune commune mesure avec le nombre de coworkers. Prenons l’exemple de Lille. A Lille nous avons 3 espaces de coworking qui totalisent environ 200/250 membres maximum. L’agglomération Lilloise compte plus d’un millions d’habitant, combien sont des freelances dans ce million ? Je n’ai pas le chiffre exact mais on est bien au delà des 250 cité ci dessus. Sans compter les télétravailleurs.

Cela s’explique sans doute par un défaut de communication, toutes les personnes travaillant à domicile et en capacité de venir coworker ne connaissent probablement pas les espaces. Mais je suis persuadé que le fait de payer reste un vrai frein à l’entrée, à la découverte des lieux. Persuadé également qu’il vaut mieux essayer de faire venir les milliers d’indépendants qui travaillent chez eux plutôt que de faire payer un peu plus, ou un peu moins, les quelques dizaines de membres des espaces de coworking.

Les freelances durs à draguer

Le freelance est, par nature, un précaire. S’engager au mois n’est pas forcement adapté à sa situation où les revenus ne sont pas fixe. Et c’est souvent pendant les moments de “disette” où on a le plus besoin d’un espace où se former, apprendre de nouvelles choses ou faire du réseau. Pendant les périodes de rush nous sommes le nez dans le guidon, les avantages du coworking sont, à mon sens, moins net. Hors ces périodes creuses ne sont pas des périodes où l’on peux/veux dépenser de l’argent… Deuxième point, les indépendants ont des revenus en dents de scie, les faire payer la même somme tous les mois n’est probablement pas la meilleure des solutions.

Les solutions alternatives

Pour contourner le problème facilement ont peut créer dans l’espace de coworking un espace gratuit, un peu comme à la Cantine où on peut profiter du wifi et des conférences sans dépenser le moindre euro – exception faite du café que vous avez commandé au bar !

On pourrait imaginer des modèles plus alternatifs basé sur le don. L’espace pourrait afficher, en toute transparence, ses dépenses mensuelles/trimestrielles et solliciter les membres à donner pour faire subvenir l’espace. Avec comme perspective une fermeture de l’espace en cas de non renflouement des caisses. Cela peut paraître un peu extrème mais je suis persuadé que cela peut marcher, des logiciels open-source fonctionne de la sorte depuis des années… Cela permettrait aux membres de cotiser en fonction de leur revenus plutôt qu’en fonction de leur fréquentation, les deux n’étant pas forcement liés.

Conclusion

Je pense clairement qu’un espace devrait être gratuit, au moins en partie, pour faciliter l’accès au plus grand nombre et attirer au maximum les freelances. Alors évidemment tous les espaces doivent payer le loyer, le café, l’internet etc mais, dans l’idéal, ces contraintes ne devrait pas se matérialiser par des paiements forfaitaire,si peu élevé soient-ils. Je pense, qu’au final, cela ne sert ni le membre ni l’espace de fonctionner de cette manière.

Et vous qu’en pensez vous ?

Le coworking créateur de richesse ?

Coworking et rentabilité

Le coworking à un problème endémique: il n’est pas rentable. Il génère bien de la valeur ajoutée, sinon les espaces ne seraient pas en constante évolution, mais cette valeur est difficilement “monétisable”. Le coworking crée de la richesse humaine et intellectuelle, tous les coworkers le savent bien, mais la richesse pécuniaire, est, elle, plus compliquée à créer.

C’est une problématique que l’on connait bien au CoworkingLille, mais en revenant des conférences de Coworking Europe nous nous sommes rendus compte que tous les espaces av aient le même soucis.

Les solutions existantes

Certains contournent la problématique en ajoutant des services qui, eux, sont lucratifs. Nombreux sont ceux qui proposent des salles de réunions à louer, des bureaux clos pour les start-ups, un bar, une cafétéria etc.. Cette solution semble rentable, mais est assez lourde en terme d’investissement et de personnel.
L’autre solution adoptée – qui est parfaitement compatible avec la précédente d’ailleurs – est d’aller chercher auprès des acteurs publics ou privés des subventions. Que ce soit sous forme de liquidités ou d’avantage en nature comme, par exemple, l’usufruit d’un lieu.

Les espaces de coworking emblématiques, français ou européen, sont d’ailleurs souvent une subtile combinaison des deux: ils proposent des services en dehors du coworking pur et s’appuient sur des fonds externes.

La majorité des espaces fonctionnent comme cela, ou tendent vers ça.

Coffee and power coworking

Le nouveau modèle de CoffeeAndPower

Mais pas tous ! Dernièrement j’ai (re)découvert coffeeandpower. C’est un concept crée par Philip Rosedale, le créateur de SecondLife, son idée est vraiment bonne je trouve : plutôt que d’empiler les services il a choisi de ce concentrer sur la vraie valeur du coworking : la collaboration.
Parce que le coworking ne produit pas de valeur financière mais produit beaucoup de valeurs ajoutées, notamment en terme de productivité, d’accélération des compétences de ses membres et en capacité à travailler ensemble sur des projets communs.

CoffeeAndPower essaye de valoriser cet aspect du coworking en mettant en avant les compétences des membres sur une place de marché virtuelle. Les membres vendent leurs compétences et, de l’autre coté, les clients peuvent poster leurs desideratas.
L’espace se rétribue au passage via un système de monnaie virtuelle. L’espaces est gratuit mais plus vous votre activité croît plus les revenus du lieu aussi.

Je trouve l’idée assez géniale. Déjà parce que les tarifs d’entrée aux espaces sont bien souvent un frein à la découverte alors que par dessus tout les espaces ont besoin de membres. Ensuite parce que la vie d’indépendant est faite de telle sorte que les revenus n’étant pas réguliers, payer des cotisations mensuelles n’est vraiment idéal. Dans le modèle de coffee & power vous ne payez que si lieu vous rapporte sinon vous ne payez rien, pas mal non ?

Quelques réserves

– Le concept à été lancé il y a quelques mois, il est encore balbutiant. Je ne sais pas s’il est rentable… De plus, je n’ai pas fait le calcul mais le seuil de rentabilité doit être assez haut … Il faut donc probablement lever des fonds pour mettre ça en place, au moins le temps que le concept se lance.
– Les prix des prestas sont vraiment bas, les freelances sont en concurrence directe sur cette place de marché et cela tend à faire baisser les prix de manière drastique…

Quoi qu’il en soit Philip Rosedale nous montre qu’une autre voie du coworking est possible, et je doit avouer que cela m’a pas mal fait cogiter pour l’avenir de CoworkingLille !

PS : CoffeeandPower cherche des partenaires aux USA mais aussi, pourquoi pas, en Europe. Si ça vous tente !

Présentation de Trello

Je suis freelance depuis 4 ans maintenant et depuis le début de mon activité je cherche des outils pour me faciliter le travail et notamment le travail à plusieurs et à distance. Je travaille en effet beaucoup avec des personnes distantes, même si depuis l’existence de CoworkingLille cela à tendance à diminuer !
A chaque nouveau projet ce pose le problème des outils à mettre en place pour faciliter notre collaboration. Et à chaque fois, ou presque, les solutions sont différentes sans pour autant me convaincre totalement. J’ai testé beaucoup de BaseCamp-like, qui sont pour moi des outils trop lourd et trop complexe pour être utilisé par tous et sur le long terme, du Redmine, c’est encore pire !, et tout un tas de services web dits 2.0 pas vraiment convaincants…

Enfin c’était avant que Pierre me fasse découvrir ce fabuleux outil qu’est Trello ! Je l’utilise quasi quotidiennement depuis plusieurs semaines et il fallait absolument que je vous en parle !

Trello, c’est bête comme chou. C’est un outil qui permet de créer des listes. Dans ces listes il est possible d’ajouter des post-it. Et les post-it peuvent être commentés, votés, recueillir des checklists, des images, des fichiers joints, des labels de couleurs. Le tout se déplace facilement et se renomme à la volée.

On peut donc créer et libeller les listes comme on veut, le classique ‘TODO,DOING,DONE’ des méthodes agiles, mais on peut aller beaucoup plus loin comme vous pouvez le voir sur la board de développement de trello.

Cette simplicité et cette souplesse fait de trello un outil redoutablement efficace et adaptable à de nombreuses situations.

A tel point que c’est devenu un indispensable, c’est un outil facile à mettre en oeuvre, compréhensible par tous et qui permet d’organiser des choses très différentes. On peut aussi bien y mettre sa liste de course, sa todo list perso, les différentes tâches des acteurs d’un projet ou créer un véritable kanban pour le développement agile d’un logiciel.
Le tout étant regroupé sur la même page, et des notifications vous informe des nouveautés de vos boards.

Alors c’est vrai que Trello peut être déroutant au départ, simpliste même. En fait, à l’usage, on se rend compte que c’est plutôt agréable d’avoir un outil vraiment flexible et qui permet de collaborer facilement. Au CoworkingLille nous l’utilisons pour gérer le blog, organiser le développement de nos projets – dont la tweetbox dont la board publique est visible ici. Pour ma part Trello m’aide à organiser un gros projet sur lequel je travaille en ce moment mais aussi à gérer mes tâches perso & ma todo-list professionelle !

Deux petits point noir tout de même, il est dommage qu’il ne supporte pas un mode offline qui permettrait de l’utiliser vraiment tout le temps et j’aurai préféré que cet outil soit opensource surtout pour mettre mes données perso dessus.. Ceci dit leur politique concernant est assez claire : ils n’y touchent pas :)

Vous l’aurez compris, foncez vous créer un compte et testez le.

J’attends vos retours d’expériences avec impatience !

Je veux devenir un Ninja !

Je pense que vous avez remarqué, depuis mon retour de vacances je blog moins. Mon fil twitter est toujours aussi actif mais ce blog, lui, était un peu en veille. Deux raisons à cela, mais pas d’inquiétude ce sont des bonnes nouvelles !

Premièrement à mon retour de vacances j’ai été super pris par 2 gros projets. Le genre de projets super excitant, qui vous prend beaucoup temps mais qui est tout aussi passionnant que chronophage.

Ensuite, depuis début Juillet, j’ai décidé de suivre les conseils de Serge qui m’avait dit une fois lors d’un repas aux 3 Brasseurs : “Tu devrais te mettre au développement, plus en profondeur, avec ta connaissances des usages ça serais un superbe atout”. Dans le passé j’avais déjà tenté l’expérience d’apprendre un langage nouveau. Mais quand on travaille à domicile, seul, il faut avouer que c’est difficile. Surtout quand on à du boulot à coté.

Depuis le mois de Mars dernier je suis au CoworkingLille et cela change tout. On est entouré, on partage des envies des projets et donc, on se motive plus facilement. Profitant de la période estivale j’ai donc commencé par mettre les mains dans Python, je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai toujours voulu faire du dev en Python, il y a quelque chose dans ce langage qui me faisait de l’oeil depuis quelques années…

Mais rapidement Javascript m’a rattrapé, avec un projet WebGL, puis ensuite avec Node.js et ce merveilleux projet de TweetBox ! Et, depuis ma rentrée, Javascript me suit toujours et encore puisque les deux projets dont je vous parlais précédemment sont basé en partie sur ce langage.

Cela fait donc 4 mois que je bosse les tutos, que je code du JS coté serveur ou coté client, bref j’essaye tant bien que mal de devenir un Ninja !

Bon, il reste encore pas mal de boulot. Javascript est un langage assez complexe, contrairement à ce que l’on peut penser, et j’ai encore beaucoup de route avant d’en maîtriser toutes les facettes. Mais les possibilités offertes par ce langage que ce soit en terme d’interfaces utilisateur, avec WebGL ou Jquery, ou en terme de programmation serveur, avec Node.js & NoSQL, sont vraiment bluffantes ! Sans compter que Unity3D est lui aussi scriptable en JS. Bref, Javascript est vraiment **LE** langage du moment !

Bien entendu je mettrais ici les tutos sur les technos que j’utilise, vous risquez donc de voir fleurir de plus en plus d’article avec des lignes de codes dedans !

 

[Source de l’image : http://jsninja.com/ ]

Retour d’expérience sur le Coworking et CoworkingLille

coworkinglille

CoworkingLille existe depuis 6 mois maintenant. Depuis l’ouverture de leur blog j’étais attentif à l’avancement du projet si bien que je fut un des premiers à m’inscrire comme membre – le numéro 11 exactement :p – et, depuis, je travaille régulièrement dans cet espace partagé. Depuis début Juillet j’y suis même quasiment tous les jours, et je me suis impliqué encore plus fortement car je fais partie de l’équipe de co-gérance du lieu.

Alors pourquoi s’investir autant? Pourquoi payer pour aller travailler dans un lieu tiers alors que chez soi c’est gratuit et tout aussi confortable ?

Ces questions m’ont souvent été posée du coup je profite de cette tribune pour y répondre mais aussi pour pousser un petit coup de gueule sur notre chère vielle de Lille.

Commençons par le pourquoi du comment.

Je travaille comme freelance depuis presque 4 ans déjà. Avant cet espace de coworking je bossais seul chez moi. Effectivement il y a des avantages à travailler de cette façon : pas de transport, pas de loyer, liberté d’action etc …

Mais les inconvenients sont bien plus nombreux.

Le premier de tous est peut être la difficulté de motivation. On a beau avoir du travail à faire les distractions sont beaucoup trop nombreuses et finissent par vous avoir… On se regarde une série, on lance une machine, on fait les courses, bref on fait tout pour ne pas bosser. Si bien que l’on finit par faire des charettes – des rush de boulot pour finir à temps. Le rythme est loin d’être sain, et même le pomodoro, que j’ai d’ailleurs découverte pendant un évenement CoworkingLille, n’est pas toujours efficace.

En plus de ça travailler seul c’est bien mais on est desespérement … seul . Pas de contacts professionnels en dehors des rendez vous clients et des salons. Et donc peu d’échange sur les techniques, les difficultés propre à la situation de freelance. Bizarrement après plusieurs années à travailler dans le domaine des technologies émergentes, je connaissais beaucoup de personnes à Rennes, à Strasbourg, à Paris mais aucune à Lille !

Le coworking fait d’une pierre deux coups, il vous permet d’échanger avec des personnes dans la même situation perso que vous et en même de vous faire du réseau, d’étendre le cercle de vos prospect. Bref  le coworking aide à se développer.

En plus de tous ces avantages le CoworkingLille, comme la majorité des espaces de coworking, essaye de mettre en place des évenements régulier. Que ce soit les “ateliers” du midi – qui sont en fait des minis barcamps, les OpenCoffee  ou les événements plus important comme la présentation des méthodes agiles tous sont intéressants et suscite un intérêt auprès du public lillois.

 

Le coup gueule :

Comme le paragraphe ci dessus le montre je pense assez bien, un espace comme celui-ci est clairement bénéfique pour tous les travailleurs indépendants. Et au delà des bénéfices personnels que chacun peut en tirer cet espace est clairement porteur d’innovation et de croissance économique. Regrouper des entrepreneurs dans un environnement de travail collaboratif et, forcement, un jour ou l’autre des projets communs naîtront. Et j’ai tendance à croire qu’ils seront nombreux et de qualité.

Pourtant, cela n’a pas l’air d’être très clair pour les acteurs publics locaux. Le CoworkingLille à même failli fermer ! L’association n’a aucune aide des pouvoirs publics, rien. Les débuts furent compliqués et rien n’est encore fait si l’on veut faire de ce lieu ce qu’il devrait être : un pôle d’excellence de l’innovation Lilloise.

Nos demandes ne sont pourtant pas si extravagante. Un local mis à disposition gratuitement par la municipalité serait déjà d’une grande aide ! Mais il faut croire que dans une grande ville comme Lille, qui se veut un carrefour européen cela n’est pas dans les priorités.

Marrant, cependant, de voir que les villes européennes voisine elle ont compris l’intérêt depuis longtemps que ce soit Bruxelles avec son BetaGroup ou le HUB, Paris comme Londres compte une dizaine d’espaces dont la fameuse Cantine et nous ? Rien.

Deux espaces qui luttent corps et âmes pour ne pas sombrer. Hum cherchez l’erreur.

 

La technique Pomodoro

Dans ma vie de freelance j’ai toujours cherché des nouvelles méthodes pour organiser mon travail. Je dois souvent gérer en parallèle plusieurs dossiers, des gros, des petits, des courts, des longs etc… J’ai testé une liste hallucinante de techniques, des todolist, de GTD – gets things done – et de time tracker.

Malheureusement ça ne fonctionne jamais vraiment…Ou du moins pas bien longtemps.

Mais depuis quelques semaines je me suis mis à la technique Pomodoro et, honnêtement, les retombées sont plutôt bonnes. Cette technique m’a tout de suite plu parce qu’elle est simple à mettre en place.

Pomodoro technique

Photo de lucamascaro

 

Pomoquoi ??

La technique Pomodoro – qui veut dire tomate en Italien – est simplissime est c’est ce qui fait sa force. Il suffit d’avoir un timer de cuisine – en forme de tomate ou pas – un crayon et un bloc de papier.

La matin on note sur une feuille ce que l’on a à faire dans sa journée. On met le timer sur 25 minutes. Et on bosse sur la première tache non stop. Quand la sonnerie retentit on arrête, on lève les yeux de son clavier, on enlève le casque et on va faire un tour, boire un café. Au bout de 5minutes, on recommence. Quand on a fait 4 cycles, on prend une pause pus longue, un quart d’heure par exemple.

Et pomodoro par pomodoro on réduit sa todolist.

 

Les Avantages

Ça paraît vraiment inutile au début mais je vous jure que cette technique est efficace sur plusieurs points.

Sur la procastination c’est radical.

Comme beaucoup de freelance j’ai du mal à me lancer dans une tâche qui est à faire pour dans un mois. Et souvent, je finis en rush, en charette pour rendre à temps. C’est un gros problème pour beaucoup, remettre au lendemain ce que l’on aurait du faire la veille. La technique du pomodoro permet de se motiver plus facilement. Une des règles du pomodoro est de diviser ses tâches en petites étapes  – pas plus de 4/5 pomodoros.

L’avantage c’est que plutôt que d’avoir l’impression d’avoir une montagne de travail à abattre on est face à de petits monticules. Du coup on s’y met plus facilement. De plus cette technique permet de ce voir avancer, beaucoup plus qu’avec une todo list classique.

La productivité

Un pomodoro est attribué à une ou plusieurs tâche. Pendant ces 25 minutes on ne fera QUE travailler sur cette/ces tâche(s). Et RIEN d’autre. Pas de Twitter, de Facebook, de mails, de Gtalk. On est à 100% concentré sur le travail que l’on à faire.

La productivité augmente vraiment et ces petites pauses toutes les 25minutes permettent de remettre à plus tard les interruptions sans trop de difficultés. On est donc super concentré sur notre tâche et beaucoup moins tenté d’aller voir ailleurs, de se disperser. On bosse à fond sur la tâche, et on augmente son efficacité de manière assez bluffante je dois dire.

Pour les web-addict c’est un bon moyen d’éviter tous les parasitage qui nuisent à votre productivité.

La gestion du temps et l’estimation de travail

Au début de la journée on note sur notre feuille les tâches à effectuer et on y ajoute le nombre de pomodoros estimés. Si une tâche est estimée à moins d’un pomodoro alors on lui rajoute une autre tâche de façon à faire 25 minutes, pas moins. Le pomodoro est une unité de temps indivisible.

A la fin de la journée, on reprends cette feuille, et on note les écarts entre le temps estimé et le temps passé et cela permet de mieux se rendre compte du temps de travail réel, et donc faciliter l’organisation et la facturation.

Mon retour d’expérience

Depuis la mise en pratique de cette technique mon travail est plus organisé, la gestion du temps est meilleure. En période de rush c’est “rassurant” de savoir où on va et de ne pas regarder la montre.

Personnellement j’utilise une application opensource qui tourne sous MacOSX est qui est tout simplement géniale : elle sonne comme un timer de cuisine, elle compte les pauses, affiche des popups pour les débuts/fin de pomodoro mais surtout elle permet de bloquer les certaines applications – comme Adium – et demande à chaque début de pomodoro ce que l’on va faire. J’ai donc sur mon mac tous les intitulés de mes pomodoros avec la date et l’heure de début.

Pour avoir testé beaucoup de timetracker c’est clairement beaucoup plus efficace comme outil de suivi. Un pomodoro est une unité de temps de travail réel, facilement comptabilisable.

Cette technique est donc redoutable quand on a besoin d’être seul devant son écran avec un niveau de concentration optimale. Pour écrire, coder, faire de la veille efficace c’est particulièrement adapté. Pour le reste c’est plus compliqué.

De même quand on travaille seul ça va, dans un openspace c’est parfois plus délicat. Pour ma part j’ai opté pour l’option casque + musique pour être dans ma bulle. Mais ce n’est pas toujours facile. Et faire des pauses toutes les demi heures cela fait sourire un peu les coworkers au début, mais ils finissent pas s’habituer !

 

Bref à tester si vous avez des problèmes d’organisation ou d’optimisation de votre travail. Le créateur de cette technique donne sur son site une cheatsheet et un ebook gratuit : http://www.pomodorotechnique.com/

 

The next pomodoro will go better

 

Le coworking arrive à Strasbourg

Mercredi soir à 18h45 Stéphane Bayle viendra nous présenter le projet “Cantine” exporté à Strasbourg. La cantine est à l’origine une initiative Parisienne qui a pour but de “faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”
Pour ceux qui suivent l’actu internet c’est souvent là bas que ce déroulent les barcamps Parisiens. C’est donc à la fois un lieu de rencontre des acteurs des nouvelles technos, un lieu de travail partagé et de networking , un lieu de détente -il y a un bar et avec accès wifi- et un lieu de pour organiser des événements tournant autour des NTIC. Le concept marche très bien à Paris et petit à petit cela s’exporte en Province.
Mercredi soir Stéphane et Red-Act nous invitent, de 18h45 à 19h45, sur l’île de la CCI de Strasbourg (http://slurl.com/secondlife/Strasbourg%20Island/46/150/27 ) pour nous présenter la projet Cantine Strasbourg. Les inscriptions sont disponibles sur Facebook
J’y serais car c’est un concept qui m’intéresse beaucoup. Pour un entrepreneur qui, comme moi, travaille à domicile, avoir un espace où rencontrer des entrepreneurs rencontrant les même difficultés serait précieux. Et puis , vu les tarifs de la Cantine Parisienne il est facilement envisageable pour un entrepreneur solo de venir travailler un jour par semaine dans cet espace dédié. Cela permettrait de rencontrer les acteurs locaux des NTIC, s’informer sur les manifestations locales, tisser  des liens professionnels et aussi changer un peu de cadre de travail !
Apparemment un équivalent Lillois devrait voir le jour sous peu , autant vous dire que je l’attends avec impateince :)

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