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Je n’ai qu’un seul client et il s’appelle Coworking

L’année 2013 touche à sa fin et je fais le bilan de mon activité. Durant ce bilan, je me suis rendu compte d’un fait marquant: 100 % de mon chiffre d’affaire de freelance provient du CoworkingLille.

100%!

Tous les clients avec lesquels j’ai travaillés en 2013 sont des coworkers Lillois ou ce sont des clients qui ont été orientés vers moi par ce réseau.

J’ai d’ailleurs presque arrêté de faire des articles sur mon blog – qui me ramenait pas mal de clients jadis. Je ne fais pas de démarchage, sauf peut être un peu de “community-management” sur Twitter.

A la place je me contente d’être là, ou plutôt la bas, tous les jours ou presque. Et pas pour ramener des clients, non. J’aime juste être la bas, on y apprends beaucoup, on monte des projets sympas, on boit des bières et je travaille bien mieux que si j’étais chez moi.

C’est magique. Tout simplement. Alors que l’on a toujours du mal à trouver un business model pour les Coworkings. Du malà faire de ses lieux d’échanges des lieux économiquement viables sans être sous perfusion des acteurs publics, les retombées pour les membres sont assez hallucinant : 100% du CA !

Alimenter l’éco-système

Plus je réfléchi, plus je débat avec mes copains du Mutualab sur les différentes possibilités de financer notre lieu et plus je suis convaincu que les seules vraies solutions sont dans tout ce qui alimente la machine: monter des projets qui créer de l’activité pour les membres, qui à leur tour monteront des projets qui créeront de l’activité etc, etc…  Cela marche, j’en suis un exemple vivant -et je ne suis pas seul – et c’est probablement la seule solution viable dans le temps.

Après, c’est comme partout il faut trouver l’énergie et l’argent pour lancer la machine !

CoworkingLille déménage et à besoin de vous

mutualab

 

Cet été il va y avoir du changement dans le milieu du travail collaboratif Lillois. CoworkingLille est en pleine mutation, la sortie de la chrysalide est prévue au mois d’Aout.

Au programme un nouveau lieu, beaucoup plus grand, on passe de 150 à 700 m2 ! Cela va nous permettre de programmer des vrais événements, d’avoir des vraies salles de réunions, une jolie cuisine pour boire du café etc…

Après plus de deux ans dans nos locaux actuels il faut reconnaître que nous sommes à l’étroit, que l’état des locaux et leur visibilité ne nous permettent pas de mettre en place tout les projets que l’on veut.

Et au déménagement s’ajoute un changement structurel : CoworkingLille devient la fédération des espaces Lillois qui contiendra Mutualab + LaCoroutine. Et pour couronner le tout Mutualab sera lieu associé au réseau des Cantines !

Bref nous changeons d’échelle et cela fait plaisir, surtout pour un projet comme celui là qui ne repose que sur la volonté et le travail de notre communauté !

Si vous voulez participer à cette belle aventure nous avons lancé une opération de crowdfunding à cette adresse : http://fr.ulule.com/mutualab/

 

Pourquoi les freelances sont aussi déprimés… ou pas

Je suis tombé hier, au fil de ma veille, sur un article de fastcompany qui a pour titre : “Why freelancers are so depressed”.

Un bon gros titre qui fait peur, qui fait buzzer et pleurer dans les chaumières, on se croirait sur TF1. Je vais me permettre dans ce billet de répondre à ce post, parce que je suis freelance depuis presque 5 ans maintenant et aussi parce les problématiques des nouvelles formes de travail m’intéressent beaucoup.

En gros l’article explique pourquoi être freelance c’est terrible en trois points, je vais les reprendre ici.

Photo depression freelance

Photo by ABC Archives – CC BY-NC 2.0

Une entreprise unipersonnelle

C’est pas vraiment un scoop mais quand on est freelance, on est … seul. A la fois “patron”, secretaire, comptable, commercial, ouvrier etc… Et il faut bien avouer que l’image de liberté que cela véhicule est un peu galvaudée.

Plus de patron, pas d’horaire, c’est vrai mais cela implique beaucoup plus que cela rapporte. Il faut se plier à une discipline, aller chercher des clients régulièrement, faire ses comptes, faire le boulot, le tout en même temps sous peine de voir son activité disparaître. On est bien libre de la faire comme on veut, mais il faut le faire.

Après des années de pratique, je pense qu’il vaut mieux payer pour externaliser des tâches – c’est le cas pour ma comptabilité par exemple. Je ne sais pas le faire, je le fais mal, pas assez souvent et en plus j’aime vraiment pas ça. Autant passer ce temps à aller chercher des nouveaux clients. Alors c’est sur ça se paye, mais je pense de plus en plus que ça vaut le coup. D’autant que le comptable donne des conseils, aiguille dans les situations délicates. Au final, avec de la pratique, on sait où aller chercher les infos et la solitude du début se fait moins sentir.

On est isolé, seul chez soi

Comme vous le savez probablement moi j’ai résolu le problème depuis 2 ans. Je vais bosser presque tous les jours au CoworkingLille j’y trouve des gens qui ont les mêmes problématiques professionelle que moi, du réseau local qui m’apporte du boulot, et un réseau social d’amis. Honnêtement, sans  vouloir la jouer guimauve, ça à changer ma vie. Je ne serait peut être même plus freelance si je n’allais bosser tous les jours au coworking.

J’ai structuré mes horaires, cadré mon activité et j’ai appris plus de choses en 6 mois que je n’en avais appris seul derrière mon pc à essayer de faire des tutos.

Travailler uniquement à la maison et malsain, je m’en rend compte maintenant. Et cela devient carrément impossible quand vous avez des enfants.

Regroupez vous ! Regroupons nous ! Pas besoin de beaucoup d’argent, pas besoin d’être dans une grande ville, juste aménagez vous un bureau avec 2-3 indépendants c’est déjà un comfort de vie et de travail incomparable ! Et vous verrez que naturellement les contacts s’organisent, que les contrats arrivent et que l’on monte des projets commun.

L’argent

C’est le nerf de la guerre, et c’est aussi le point noir de l’activité. Les problèmes d’argent sont récurrents  pour quasiment tous les indépendants. Il faut souvent “courir” après le paiement des clients. Il faut aussi accepter de vivre avec l’angoisse de la fin de mois. Être indépendant c’est accepter de vivre avec l’idée que vos revenus ne seront jamais fixe et jamais assurés. Il faut se battre tous les mois pour aller chercher des clients, faire des devis qui ne seront pas acceptés, et recommencer encore et toujours.

Le pire dans tout ça c’est que les revenus ne sont jamais, ou rarement à un niveau de salarié.

Oui, mais on est souple

Aucune mention de ça dans l’article de fastcompany, mais moi ça me paraît essentiel. C’est probablement même LE point positif de l’activité. Je pars en vacances quand je veux, je peut bosser ici ou là, peut importe. Si je veux bosser le dimanche plutôt que le vendredi rien ne m’en empêche. Et surtout, je travail sur des projets qui me plaisent, tout en consacrant du temps pour des projets persos, pour continuer à apprendre de nouvelles technos.

En conclusion, comme souvent, tout n’est pas noir ou blanc. Être freelance ça me plaît beaucoup mais il faut se battre pour exister. Cela ne rend pas depressif au contraire ce sentiment de contrôler vraiment son activité professionelle est assez plaisante. Et vous, vous vous sentez dépressifs ?

Les news de la rentrée

Mon blog est en sommeil depuis plusieurs mois. Je le sais, ce n’est pas une volonté de ma part mais plus un manque de temps. Dur de tenir le rythme d’article que je m’étais imposé depuis son lancement. J’ai été pas mal occupé durant l’été, pas mal de changement et des projets en cours !

3 mois de changements à rattraper en un post cela ne va pas être facile, je vais essayer de faire court :

 

Changement de statut juridique

C’est probablement le plus gros changement de la rentrée. Après presque 4 ans de bon et loyaux services j’ai décidé de mettre fin à mon auto-entreprise. Je n’ai jamais été vraiment à l’aise avec ce statut pour être franc. Si, au départ, à la signature. C’était simple et rapide. Ensuite on se rend compte que créer une entreprise même “auto” ça n’a rien de simple, que ça demande de l’implication et du temps… D’autant plus que j’étais un des premiers auto-entrepreneurs et que , du coup, j’ai un peu essuyé les plâtres de leur statut révolutionnaire !
De toute façon, depuis quelque mois je m’y sentais franchement à l’étroit. Que ce soit pour l’impossibilité de sous traiter ou la dispense de T.V.A. Le fait est que mon activité à beaucoup  évoluée depuis que je bosse depuis le @CoworkingLille. J’y ai tissé un réseau qui me demande souvent de travailler en équipe, de sous traiter justement. La plupart de mes projets web demande de collaborer avec une ou plusieurs personnes et à chaque fois je retombe sur le même problème : celui d’être chargé sur mon chiffre d’affaire…Et, on a beau dire, ce statut ne fais pas très sérieux. Encore moins quand on va vendre, et ce fut mon cas, des solutions à des très grosses entreprises !

Je réfléchissais à ce changement depuis au moins un an sans trop savoir quoi choisir, sans vraiment me décider.

Finalement j’ai opté pour le statut d’entrepreneur salarié proposé par Grands Ensemble. C’est un statut qui ressemble à celui du portage salarial, sauf que GE est une coopérative, donc il y a du social, de l’accompagnement et beaucoup de réseau local potentiel. Ce nouveau régime m’a séduit pour plusieurs raisons :

  • Le statut de salarié. Je n’ai jamais vraiment voulu être salarié, en CDI, ça ne me correspond pas vraiment. J’aime la liberté qu’apporte le statut de freelance mais il faut reconnaître que du coté prestations sociales et retraite ce n’est pas vraiment ça. A moins de payer des assurances/contrats prévoyance très chères la couverture médicale et les prestations retraites sont à des années lumières de celle d’un salarié. Quand on est jeune tout va bien, mais quand on chope un problème de santé ça fait un peu réfléchir…
  • Le suivi. Tout les mois j’ai rendez vous avec un comptable qui me fait le bilan de mon activité et me propose des directions pour améliorer la gestion de l’entreprise. Au sein de la coopérative je cotise aussi au droit à la formation (DIF), et ce n’est pas négligeable surtout dans un monde comme celui du Web qui bouge tout le temps. Où il faut bien souvent choisir entre faire de la veille, se former ou travailler pour facturer.
  • Enfin, dernier point, plus personnel, GE est dans une dynamique qui converge avec celle du coworking et celle d’un projet dont je vous parlerais plus bas. Cela m’a convaincu à franchir le pas.

Lancement de Maintenant Au Travail !

MAT!  est un projet qui tourne dans la tête de quelques coworkers depuis longtemps. C’est une idée qui part d’un constat simple : les coworkers, presque tous freelance, ont toujours des trous dans leurs emplois du temps. Ce temps disponible est inhérente à  leurs activités mais c’est plus une contrainte qu’un choix. Tous sont experts dans leur domaine, suffisamment pour en vivre par eux mêmes, mais ils sont confrontés aux mêmes problèmes que tous les freelances, ils ne sont pas forcement perçus comme fiable pour de gros jobs et son bien souvent trop “petit” pour assumer les gros projets. Du coup ils naviguent plus ou moins à vue de petits projets en petits projets.

L’idée est donc simple : monter une structure d’accompagnement de projet la plus légère possible pour pouvoir aller chercher des projets sur la durée et les faire réaliser par les freelances pendant les “trous” de leur emploi du temps.

Ainsi on garde un tarif équivalent à celui d’un free et on rajoute de la gestion de projet, une vraie prestation commerciale, une relation client suivie et toute l’assurance que peut amener une “vraie” entreprise. Du côté du coworker c’est tout bénef’, il comble son emploi du temps avec des tâches clés en main et payées suivant un tarif commun.

Le client, lui, est aussi gagnant car il gagne clairement en flexibilité. Il peut décider à tout moment de ne pas refaire son logo mais de plutôt traduire son site web en Japonais par exemple. Il suffit d’enlever @curlybushman du projet et de le remplacer par Makiko par exemple. M.A.T! se base sur de la gestion de projet agile donc ça ne pose pas de soucis, il suffit juste de changer deux trois post-it sur  le kanban! Et à plus de 70 coworkers inscrit à @CoworkingLille il y a un nombre presque infini de combinaisons !

Ce projet est porté par @Manuduv et me tiens vraiment à coeur. J’ai vraiment l’impression que cette forme d’organisation peut permettre de faire du business dans une VRAIE démarche gagnant-gagnant, sans bullshit.

Tout ça mériterait bien plus que ce simple paragraphe mais, ne vous inquiétez pas, je vous en reparlerai au fil des projets et, notamment, au moment de la mise en place du workflow.

Le site de MAT! devrait sortir sous peu, en attendant il y a un compte twitter : @NousSommesMAT

 

Deux projets qui devraient sortir bientôt

Le premier vous le connaissez déjà, il s’agit de Dentallife. J’avais mis en place avec @bill_walach la version 1 il y a quelques mois. Et bien la V2 est sur les rails avec un outil de création de scénario en langage naturel crée par l’ami @WoldenAvro. Moi je m’occupe de toute la partie code LSL et ce n’est pas de tout repos.Quand on a connu des langages plus évolués comme Javascript ou PHP  c’est vraiment dur de ce remettre à coder dans un carcan aussi petit que du LSL. Ceci dit je prends beaucoup de plaisir à bosser pour ce projet qui me plaît :)

Le deuxième, je ne crois pas vous en avoir parlé encore. Il s’agit d’un projet web, un outil métier par excellence avec de l’appli tablette en HTML5, un backoffice plein d’ajax et autres qui m’occupe depuis pas loin d’un an. C’est d’ailleurs ce projet qui m’a mis au PHP de manière sérieuse. Il devrait sortir sous peu – si tout va bien. Je ferais un article pour le présenter un peu plus en détail !

Donc grosse rentrée pour moi, pleine de projets de nouvelles technos à tester et toujours plus de collaboratif.

Onward !

 

Oui, le coworking devrait être gratuit !

Cet article est une réponse au billet de l’atelier des médias : “Le débat du moment : le coworking doit-il être gratuit ?”

Ce débat fait apparemment “rage” aux Etats-Unis et cela ne m’étonne pas vraiment. Au retour de CoworkingEurope l’année dernière c’est une question qui nous avait travaillé pendant un bout de temps avec Pierre et Manu, les créateurs de l’espace de coworking Lillois.

Le constat

Bien évidemment, comme le rappelle l’auteur du billet de l’atelier des médias, il faut bien payer les charges inhérentes aux locaux et services mis à disposition des coworkers mais cela pose clairement la question du business model. Sachant que, comme je l’affirmais en revenant du CoworkingEurope à Berlin: “Le Coworking en lui même n’est pas rentable”.

Pour simplifier, monter un espace de coworking c’est créer un lieu pour louer pas cher à des personnes qui ne roulent pas sur l’or ! Pas vraiment la situation pour faire du business… Alors, évidemment, il y a tout de même de la valeur ajoutée, sinon le nombre de coworkers ne serait pas en pleine croissance. Mais l’espace lui, fait difficilement du bénéfice, à moins de multiplier les services payants ou de faire appels à des mécènes ou subventions extérieures.

Beaucoup de freelances peu de coworkers

Deuxième constat, le nombre des freelances est en explosion, en France et ailleurs. Mais le nombre de freelances dans les villes n’a aucune commune mesure avec le nombre de coworkers. Prenons l’exemple de Lille. A Lille nous avons 3 espaces de coworking qui totalisent environ 200/250 membres maximum. L’agglomération Lilloise compte plus d’un millions d’habitant, combien sont des freelances dans ce million ? Je n’ai pas le chiffre exact mais on est bien au delà des 250 cité ci dessus. Sans compter les télétravailleurs.

Cela s’explique sans doute par un défaut de communication, toutes les personnes travaillant à domicile et en capacité de venir coworker ne connaissent probablement pas les espaces. Mais je suis persuadé que le fait de payer reste un vrai frein à l’entrée, à la découverte des lieux. Persuadé également qu’il vaut mieux essayer de faire venir les milliers d’indépendants qui travaillent chez eux plutôt que de faire payer un peu plus, ou un peu moins, les quelques dizaines de membres des espaces de coworking.

Les freelances durs à draguer

Le freelance est, par nature, un précaire. S’engager au mois n’est pas forcement adapté à sa situation où les revenus ne sont pas fixe. Et c’est souvent pendant les moments de “disette” où on a le plus besoin d’un espace où se former, apprendre de nouvelles choses ou faire du réseau. Pendant les périodes de rush nous sommes le nez dans le guidon, les avantages du coworking sont, à mon sens, moins net. Hors ces périodes creuses ne sont pas des périodes où l’on peux/veux dépenser de l’argent… Deuxième point, les indépendants ont des revenus en dents de scie, les faire payer la même somme tous les mois n’est probablement pas la meilleure des solutions.

Les solutions alternatives

Pour contourner le problème facilement ont peut créer dans l’espace de coworking un espace gratuit, un peu comme à la Cantine où on peut profiter du wifi et des conférences sans dépenser le moindre euro – exception faite du café que vous avez commandé au bar !

On pourrait imaginer des modèles plus alternatifs basé sur le don. L’espace pourrait afficher, en toute transparence, ses dépenses mensuelles/trimestrielles et solliciter les membres à donner pour faire subvenir l’espace. Avec comme perspective une fermeture de l’espace en cas de non renflouement des caisses. Cela peut paraître un peu extrème mais je suis persuadé que cela peut marcher, des logiciels open-source fonctionne de la sorte depuis des années… Cela permettrait aux membres de cotiser en fonction de leur revenus plutôt qu’en fonction de leur fréquentation, les deux n’étant pas forcement liés.

Conclusion

Je pense clairement qu’un espace devrait être gratuit, au moins en partie, pour faciliter l’accès au plus grand nombre et attirer au maximum les freelances. Alors évidemment tous les espaces doivent payer le loyer, le café, l’internet etc mais, dans l’idéal, ces contraintes ne devrait pas se matérialiser par des paiements forfaitaire,si peu élevé soient-ils. Je pense, qu’au final, cela ne sert ni le membre ni l’espace de fonctionner de cette manière.

Et vous qu’en pensez vous ?

Le coworking créateur de richesse ?

Coworking et rentabilité

Le coworking à un problème endémique: il n’est pas rentable. Il génère bien de la valeur ajoutée, sinon les espaces ne seraient pas en constante évolution, mais cette valeur est difficilement “monétisable”. Le coworking crée de la richesse humaine et intellectuelle, tous les coworkers le savent bien, mais la richesse pécuniaire, est, elle, plus compliquée à créer.

C’est une problématique que l’on connait bien au CoworkingLille, mais en revenant des conférences de Coworking Europe nous nous sommes rendus compte que tous les espaces av aient le même soucis.

Les solutions existantes

Certains contournent la problématique en ajoutant des services qui, eux, sont lucratifs. Nombreux sont ceux qui proposent des salles de réunions à louer, des bureaux clos pour les start-ups, un bar, une cafétéria etc.. Cette solution semble rentable, mais est assez lourde en terme d’investissement et de personnel.
L’autre solution adoptée – qui est parfaitement compatible avec la précédente d’ailleurs – est d’aller chercher auprès des acteurs publics ou privés des subventions. Que ce soit sous forme de liquidités ou d’avantage en nature comme, par exemple, l’usufruit d’un lieu.

Les espaces de coworking emblématiques, français ou européen, sont d’ailleurs souvent une subtile combinaison des deux: ils proposent des services en dehors du coworking pur et s’appuient sur des fonds externes.

La majorité des espaces fonctionnent comme cela, ou tendent vers ça.

Coffee and power coworking

Le nouveau modèle de CoffeeAndPower

Mais pas tous ! Dernièrement j’ai (re)découvert coffeeandpower. C’est un concept crée par Philip Rosedale, le créateur de SecondLife, son idée est vraiment bonne je trouve : plutôt que d’empiler les services il a choisi de ce concentrer sur la vraie valeur du coworking : la collaboration.
Parce que le coworking ne produit pas de valeur financière mais produit beaucoup de valeurs ajoutées, notamment en terme de productivité, d’accélération des compétences de ses membres et en capacité à travailler ensemble sur des projets communs.

CoffeeAndPower essaye de valoriser cet aspect du coworking en mettant en avant les compétences des membres sur une place de marché virtuelle. Les membres vendent leurs compétences et, de l’autre coté, les clients peuvent poster leurs desideratas.
L’espace se rétribue au passage via un système de monnaie virtuelle. L’espaces est gratuit mais plus vous votre activité croît plus les revenus du lieu aussi.

Je trouve l’idée assez géniale. Déjà parce que les tarifs d’entrée aux espaces sont bien souvent un frein à la découverte alors que par dessus tout les espaces ont besoin de membres. Ensuite parce que la vie d’indépendant est faite de telle sorte que les revenus n’étant pas réguliers, payer des cotisations mensuelles n’est vraiment idéal. Dans le modèle de coffee & power vous ne payez que si lieu vous rapporte sinon vous ne payez rien, pas mal non ?

Quelques réserves

– Le concept à été lancé il y a quelques mois, il est encore balbutiant. Je ne sais pas s’il est rentable… De plus, je n’ai pas fait le calcul mais le seuil de rentabilité doit être assez haut … Il faut donc probablement lever des fonds pour mettre ça en place, au moins le temps que le concept se lance.
– Les prix des prestas sont vraiment bas, les freelances sont en concurrence directe sur cette place de marché et cela tend à faire baisser les prix de manière drastique…

Quoi qu’il en soit Philip Rosedale nous montre qu’une autre voie du coworking est possible, et je doit avouer que cela m’a pas mal fait cogiter pour l’avenir de CoworkingLille !

PS : CoffeeandPower cherche des partenaires aux USA mais aussi, pourquoi pas, en Europe. Si ça vous tente !

Bonne et heureuse année 2012 !

Comme le veut la tradition je tenais à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012.

J’espère bien que cette année tiendra ces promesses – du moins celle que l’on peut lire depuis 5 jours sur les blogs !

Happy New Year!

Je ne vais pas rajouter une couche de prédictions, de nombreux bloggeurs s’y sont mis avant moi. Par contre, je vais profiter de ce billet pour faire le bilan.

Le doute:

Cela fait maintenant pas loin de 4 ans que je suis auto-entrepreneur et que je me suis lancé comme “freelance” à l’assaut des mondes virtuels !

2011 était pour moi un peu une année charnière, honnêtement mon activité 2010 n’a pas été au plus fort et je ne crois pas que j’aurai supporté une année 2011 sur le même rythme – aussi bien financièrement que moralement d’ailleurs…

Le coworking à la rescousse :

Heureusement pour moi, 2011 fut assez bien rempli. Premièrement, et ça à vraiment donné un coup de pouce à mon année, j’en suis persuadé, CoworkingLille à ouvert ses portes. J’attendais la création de cet espace avec impatience et je me suis inscrit dans les premiers – aux alentours du mois de mars il me semble. Depuis je suis accro au coworking, au point d’en être devenu co-gérant en Juillet.
Le coworking m’a apporté pas mal de choses, du contact social déjà, du réseau professionnel local, et surtout une palette de compétences diverses dans laquelle on peut piocher, que l’on peut absorber vraiment facilement le tout dans la joie et la bonne humeur ! J’y ai appris la programmation orienté objet, des bases de typos, d’histoire de l’art, à travailler en mode agile, en mode sprint, mieux comprendre le SEO etc etc..

Ces derniers mois ont été bien plus riche que l’année 2010 toute entière !

La fin – temporaire – du conseil:

2011 à aussi marqué la fin d’une grosse mission de conseil sur la création d’un seriousgame, j’ai travaillé avec Serge Soudoplatoff sur un projet NKM pendant 1 an et demi. Cela fut vraiment riche d’expérience et de rencontres, même si j’ai appris à faire avec l’inertie de ces énormes projets…Cela m’a permis de rassembler toutes mes connaissances techniques et des usages des différentes plateformes. Durant ce travail j’ai aussi pris conscience qu’il me manquait une dose de technique, de mettre les mains dans le cambouis. D’abord parce que ça me plaît, ensuite par ce que cela crédibilise vraiment le message que l’on veut faire passer durant ces missions de conseils, et aussi pour éviter de se faire bluffer par des devs !

La mission c’est finie fin Juin, j’ai donc abordé l’été avec un carnet de commandes vide dans une période traditionnellement creuse… Le tout dans un coworking rempli de freelances tournant au ralenti. L’occasion idéale pour mettre en route un “side project”, pour faire et apprendre des nouvelles choses que, normalement, notre todo-list nous empêche de commencer !

Le code et les sides projects:

J’en ai profité pour mettre en pratique les observations ci dessus. Avec @Guitool nous avons lancé l’idée de la création d’un outil pour le coworking, une boite qui permettrait de lancer des messages de services sur twitter. Le tout fait à partir d’Arduino et d’un serveur node.js. Je me suis donc attaqué à node.js, histoire de “pisser” du code et de me familiariser avec Javascript – le langage du moment qui fait tourner node.js donc mais aussi beaucoup d’interface utilisateurs dont WebGL. La description de la tweetbox – c’est son nom – est disponible sur le blog de coworkinglille, le code est opensource – GPL2 – et dispo sur Github.

Finalement l’été qui s’annonçait difficile fut très prolifique pour moi, j’ai appris à coder en Javascript – même si je ne suis pas encore un ninja -, je me suis vraiment penché sur WebGL et fait un tour rapide sur python et php.

La rentrée fut, comme souvent, hyper chargée. Ce qui est une bonne nouvelle ! Et mes efforts de l’été ont payés puisque sur les projets en cours tous comporte du JS, du WebGL et/ou du php.

2012:

2012 s’annonce remplie, avec des missions WebGL assurément, du node.js peut être et probablement du développement web – notamment de la mise en place de site WordPress.

Je vais essayer de tirer parti de l’expérience de l’été 2011 pour mettre en route des choses que je n’aurais pas le temps de faire durant l’année. Et cette année je me demande si me pencher sur l’administration d’OpenSim ne pourrait pas être une bonne idée.

A suivre !

Présentation de Trello

Je suis freelance depuis 4 ans maintenant et depuis le début de mon activité je cherche des outils pour me faciliter le travail et notamment le travail à plusieurs et à distance. Je travaille en effet beaucoup avec des personnes distantes, même si depuis l’existence de CoworkingLille cela à tendance à diminuer !
A chaque nouveau projet ce pose le problème des outils à mettre en place pour faciliter notre collaboration. Et à chaque fois, ou presque, les solutions sont différentes sans pour autant me convaincre totalement. J’ai testé beaucoup de BaseCamp-like, qui sont pour moi des outils trop lourd et trop complexe pour être utilisé par tous et sur le long terme, du Redmine, c’est encore pire !, et tout un tas de services web dits 2.0 pas vraiment convaincants…

Enfin c’était avant que Pierre me fasse découvrir ce fabuleux outil qu’est Trello ! Je l’utilise quasi quotidiennement depuis plusieurs semaines et il fallait absolument que je vous en parle !

Trello, c’est bête comme chou. C’est un outil qui permet de créer des listes. Dans ces listes il est possible d’ajouter des post-it. Et les post-it peuvent être commentés, votés, recueillir des checklists, des images, des fichiers joints, des labels de couleurs. Le tout se déplace facilement et se renomme à la volée.

On peut donc créer et libeller les listes comme on veut, le classique ‘TODO,DOING,DONE’ des méthodes agiles, mais on peut aller beaucoup plus loin comme vous pouvez le voir sur la board de développement de trello.

Cette simplicité et cette souplesse fait de trello un outil redoutablement efficace et adaptable à de nombreuses situations.

A tel point que c’est devenu un indispensable, c’est un outil facile à mettre en oeuvre, compréhensible par tous et qui permet d’organiser des choses très différentes. On peut aussi bien y mettre sa liste de course, sa todo list perso, les différentes tâches des acteurs d’un projet ou créer un véritable kanban pour le développement agile d’un logiciel.
Le tout étant regroupé sur la même page, et des notifications vous informe des nouveautés de vos boards.

Alors c’est vrai que Trello peut être déroutant au départ, simpliste même. En fait, à l’usage, on se rend compte que c’est plutôt agréable d’avoir un outil vraiment flexible et qui permet de collaborer facilement. Au CoworkingLille nous l’utilisons pour gérer le blog, organiser le développement de nos projets – dont la tweetbox dont la board publique est visible ici. Pour ma part Trello m’aide à organiser un gros projet sur lequel je travaille en ce moment mais aussi à gérer mes tâches perso & ma todo-list professionelle !

Deux petits point noir tout de même, il est dommage qu’il ne supporte pas un mode offline qui permettrait de l’utiliser vraiment tout le temps et j’aurai préféré que cet outil soit opensource surtout pour mettre mes données perso dessus.. Ceci dit leur politique concernant est assez claire : ils n’y touchent pas :)

Vous l’aurez compris, foncez vous créer un compte et testez le.

J’attends vos retours d’expériences avec impatience !

Je veux devenir un Ninja !

Je pense que vous avez remarqué, depuis mon retour de vacances je blog moins. Mon fil twitter est toujours aussi actif mais ce blog, lui, était un peu en veille. Deux raisons à cela, mais pas d’inquiétude ce sont des bonnes nouvelles !

Premièrement à mon retour de vacances j’ai été super pris par 2 gros projets. Le genre de projets super excitant, qui vous prend beaucoup temps mais qui est tout aussi passionnant que chronophage.

Ensuite, depuis début Juillet, j’ai décidé de suivre les conseils de Serge qui m’avait dit une fois lors d’un repas aux 3 Brasseurs : “Tu devrais te mettre au développement, plus en profondeur, avec ta connaissances des usages ça serais un superbe atout”. Dans le passé j’avais déjà tenté l’expérience d’apprendre un langage nouveau. Mais quand on travaille à domicile, seul, il faut avouer que c’est difficile. Surtout quand on à du boulot à coté.

Depuis le mois de Mars dernier je suis au CoworkingLille et cela change tout. On est entouré, on partage des envies des projets et donc, on se motive plus facilement. Profitant de la période estivale j’ai donc commencé par mettre les mains dans Python, je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai toujours voulu faire du dev en Python, il y a quelque chose dans ce langage qui me faisait de l’oeil depuis quelques années…

Mais rapidement Javascript m’a rattrapé, avec un projet WebGL, puis ensuite avec Node.js et ce merveilleux projet de TweetBox ! Et, depuis ma rentrée, Javascript me suit toujours et encore puisque les deux projets dont je vous parlais précédemment sont basé en partie sur ce langage.

Cela fait donc 4 mois que je bosse les tutos, que je code du JS coté serveur ou coté client, bref j’essaye tant bien que mal de devenir un Ninja !

Bon, il reste encore pas mal de boulot. Javascript est un langage assez complexe, contrairement à ce que l’on peut penser, et j’ai encore beaucoup de route avant d’en maîtriser toutes les facettes. Mais les possibilités offertes par ce langage que ce soit en terme d’interfaces utilisateur, avec WebGL ou Jquery, ou en terme de programmation serveur, avec Node.js & NoSQL, sont vraiment bluffantes ! Sans compter que Unity3D est lui aussi scriptable en JS. Bref, Javascript est vraiment **LE** langage du moment !

Bien entendu je mettrais ici les tutos sur les technos que j’utilise, vous risquez donc de voir fleurir de plus en plus d’article avec des lignes de codes dedans !

 

[Source de l’image : http://jsninja.com/ ]

Faire Play : Un barcamp au coworkinglille le 29/09/11

Jeudi prochain aura lieu le barcamp FairePlay au CoworkingLille.

C’est un barcamp un peu spécial car il sera réalisé en même temps dans 3 lieux différents : CoworkingLille à Lille, Les petits débrouillards en région parisienne et dans un espace de coworking porté par l’agence Groupe AOS à Abidjan.

Les thèmes sont d’actualité puisque l’on parlera de comment  «Travailler autrement», «Entreprendre autrement», «Apprendre autrement». Ces thématiques sont-elles justifiées autrement que par le marketing des outils ?

Parlons-nous ici de rupture ou de continuité ? De vieilles utopies remises au goût du jour des nouvelles technos ? Quelles sont ces autres manières de faire et de penser ? Et surtout, comment se réalisent-elles dans un futur proche ?
Cela aura donc lieu le jeudi 29 septembre de 14h à 18h dans son espace de coworking au 10 rue de la piquerie à Lille, la reservation est recommandée – et gratuite- via ce lien 
Si vous n’êtes pas Lillois vous pourrez suivre l’évenement via des flux LiveStream que nous mettrons en place ou via le hashtag twitter: #FairePlay

Une mindmap de synthèse sera également mis en ligne à la fin de la journée, je vous tiendrai au courant du lien via twitter ou sur ce blog.

Venez nombreux !

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