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[GUEST] Retour sur le Quizz de Dental Life

Ce post m’a été soumis par Odrade Saenz , elle a assisté à une conférence de DentalLife la semaine dernière et souhaitais nous faire partager son expérience. Comme je le rappelait il y a peu , ce blog est ouvert au guest blogging, autrement dit si vous avez envie de partager une expérience qui est en rapport avec les mondes virtuels et que vous n’avez pas de support pour le faire il suffit de m’envoyer un mail, un tweet, un message FB ou un pigeon voyageur et, si l’article est interessant, je le publierai ici :)

Quand ludique rime avec pratique et pédagogique

Lundi 12 juillet 2010 à 21 heures, Bill Walach aka Dr Guillaume Reys, chirurgien dentiste, fondateur de la société Dental Life, conviait au sein de l’île Ivoire sur Second Life, ses confrères et des étudiants à une animation conviviale et interactive. Un quizz pédagogique permettait aux participants de tester leurs connaissances sur la thématique des urgences au cabinet dentaire. L’animation s’est déroulée dans la bonne humeur et l’interactivité. Le docteur Bartholomeus Calon, médecin anesthésiste réanimateur à l’hôpital de Hautepierre, à l’origine d’un atelier conférence et d’un diaporama permettant à tout un chacun de se former ou de réviser, était présent lors de cette sympathique soirée, émaillant les réponses de commentaires complémentaires. Un cadeau offert par Gold conseil, partenaire de Dental Life, a été remis au meilleur score.

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Journée PraTIC, Beaux Arts, 23 mars 2009

Post soumis par Audrey Lohard :


Intervention de Dominique Cardon « Identité en réseau et affirmation de soi en ligne »

Retour sur le design de la visibilité : (cf. http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/)

En guise d’introduction, Dominique Cardon rappelle que pour étudier la notion d’identité numérique, il est nécessaire de se défaire de la métaphore de l’identification. Si avec l’identité numérique reviennent toujours les théories de l’identification, ces dernières ne sont pas observées dans la pratique par les sociologues ! Ne jamais isoler théorie de l’identité et théorie de l’activité quand on étudie les comportements en ligne.

Des identités multiples se manifestent sur le Web => il faut faire une typologie des plateformes relationnelles du Web 2.0

NB : On existe d’abord comme individu => en vue de créer des réseaux sociaux.

On est toujours dans l’idée que, dans le virtuel, on est “dans le faux”. Ce genre de questionnement est très contemporain. On ne cesse de questionner l’authenticité de nos productions numériques.Il y a des signaux identitaires que l’on met sur les réseaux. Ils peuvent être réels, mais pas réalistes : on produit des fictions de soi. Processus de simulation.

Première étape : Prendre une série de plateformes relationnelles et voir quels traits identitaires sont demandés :

  1. L’identité civile : photo, sexe, diplôme, etc.

  2. L’identité narrative : introspection, caractérisation intime du soi.

Deux autres espaces de l’identité sont présents et ont à voir avec l’idée de ce que le soi produit dans le monde :

  1. L’identité agissante (mes goûts, mes engagements associatifs, etc.).

  2. L’identité virtuelle : avatars, contenus autoproduits

Ces identités peuvent être très réalistes ou bien beaucoup plus fictionnelles.

Deuxième étape : Projeter les plateformes du web 2.0 en fonction de la question de la visibilité. Qu’est-ce que je montre et à qui ?

1) Le paravent : Ex. les sites de rencontre. Les personnes y existent d’abord sous forme de catégories. Un des paradigmes dans l’analyse des sites de rencontre : le mensonge. L’identité produite est en fait aussi une projection de soi du point de vue de l’expérience de la personne. Elle s’accompagne d’un projet de transformation de soi. Ex. : Je ne mens pas quand j’annonce que je pèse 5 kilos de moins, j’aurai ce poids là quand je le rencontrerai l’homme avec qui je suis entrée en relation sur Meetic.

2) Un autre espace : les sites en clair obscur : on montre beaucoup mais on reste caché des autres. Ex. : Skyblog, Facebook. Cf. Les adolescents qui lorsqu’ils s’expriment sur leurs blogs ont l’impression de ne s’adresser qu’à leurs amis, et pas du tout à l’espace public.

3) Autre paradigme : le phare. Ex. : Flickr, Myspace : on cherche à avoir une très grande visibilité et à être vu par beaucoup de personnes. Il faut de l’audience. (Attention ! Ce n’est pas vrai sur Facebook). Ce paradigme est lié aux productions culturelles, aux goûts. Il s’agit de produire son identité en dépliant son univers culturel.

4) Autre paradigme : la lanterna magica. Utilisation d’avatars qu’on personnalise pour évoluer dans un monde virtuel. Dominique Cardon précise que ces formes d’identités sont encore plutôt découplées des vies réelles de ceux qui les endossent. Ex. : World of Warcraft, Second Life

Retour sur Sociogeek :

Thèmes : les formes de présentation de soi en ligne, l’impudeur, les formes d’exhibition.

15 000 réponses à l’enquête. Très grande cohérence des résultats statistiques (toujours en cours de traitement).4 formes d’exposition ont été identifiées.

NB. : De manière générale, le niveau d’exposition de soi sur le web est relativement faible (mais ce résultat est peut-être dû à l’échantillon).

1) Les formes ritualisées, conventionnelles, quasi institutionnelles de l’exposition de soi.

2) L’impudeur corporelle

3) De façon très distincte de l’impudeur corporelle (Dominique Cardon insiste là-dessus), il y a l’exhib : théâtralisation de soi, très peu liée au corps, à la nudité. Par contre, on y trouve des aspects qui ne sont pas retenus dans la vie de tous les jours : être très souriant ou très triste, être hyper-expressif, être en train de faire la fête avec les autres. Cela fonctionne comme des formes de singularisation de soi. NB : Les photos de pleurs sont moins bien notées dans l’enquête que celles d’enfants nus !!!

4) Le trash : le corps en péril, en risque. Provoquer le regard de l’autre.

Dominique Cardon conseille de ne pas se poser la question en termes de ressemblance / dissemblance par rapport au réel. Il faudrait plutôt y voir de la performance. Ces nouveaux traits d’affirmation de soi sur le web sont liés aux transformations de nos pratiques d’amateur. Avant, la production devait être détachée de son créateur = c’était le modèle de la légitimité culturelle. Avec le nouvel amateurisme du web, les productions culturelles sur le web sont liées aux transformations expressivistes de l’individu. Se produire soi même comme une oeuvre, envoyer pleins de petits signaux (photos, etc.)

Pour conclure :

Toujours lier la problématique de l’identité à celle des pratiques culturelles.

Avec le Web 2.0, il n’y a pas invention mais amplification de la diversification des facettes de soi que l’on présente.

Sur la question des identités multiples, Dominique Cardon fait notamment référence à Norbert Elias. On ne peut être multiple que dans un univers dans lequel on a des outils de réflexivité suffisamment développés pour être constamment un. Ce n’est pas du tout le cas de l’individu qui éclate. On peut jouer avec les frontières de l’image de soi, faire se frotter des univers sociaux que l’on n’avait pas l’habitude de faire se frotter. Il faut aller vers l’étude du contrôle du dé-contrôle.

Ce blog est aussi le votre !

Au début j’ai fait ce blog pour me faire connaître. La fin justifiant les moyens je me suis tourné vers la solution blog” pour le coté “user-friendly” et le bon référencement de ceux ci .
Mais au fil de l’usage il est clair qu’un blog c’est bien plus qu’un site facile à faire, bien plus qu’un truc bien référencé. Un blog c’est un espace perso où l’on débat, argumente, jette son avis à la face du monde.
Comme je le disais dans un précédent article j’ai vraiment du mal avec ces “bloggeurs influents” qui n’ont d’influent que les chevilles…
Les blogs sont des lieux d’échanges, de discussion. Dans ce contexte une idée germe dans ma tête depuis plusieurs mois. Pourquoi ne pas partager cet espace?

photo trouvée ici

Je n’ai pas la science infuse et je ne suis pas omniscient. Si un sujet vous travaille depuis longtemps, si vous n’êtes pas d’accord avec ma vision des choses ou si vous avez assisté à un événement super cool auquel je n’ai pas pu me rendre -et ils sont nombreux- Venez le dire ici.

Il suffit de m’envoyer un mail à cette adresse : contact@angezanetti.com. Dans ce mail vous mettez le texte avec des images s’il faut – ou les liens – et je le publierais avec votre nom & contact s’il y a.

Un post est arrivé aujourd’hui je le publie demain. A vos claviers !

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