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Internet et ses usages, développement Web et humeurs diverses

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Non, ne faites pas de nos enfants des développeurs

Depuis quelques mois on parle d’apprendre à coder aux enfants comme une solution aux bouleversements d’internet. Dernièrement il y a encore eu un article dans les Echos en ce sens.

Je ne suis pas un expert de l’éducation mais j’ai vraiment l’impression que ce discours, souvent servi avec un arrière fond économique, se trompe de combat, je m’explique:

La thèse soutenue par les défenseurs du “code à l’école” est relativement simple:

Notre futur sera rempli de machines, or les machines se programment donc il faut savoir programmer.

L’idée est séduisante, mais comme beaucoup de sophismes la simplicité cache une réalité différente.

Enlever la “peur” du code

Faire de nos enfants des développeurs est un erreur.

Évidemment, le fait que rien ne soit enseigné à l’école en terme de programmation informatique est une erreur. Il faut que nos enfants trifouillent les machines, jouent avec, ne serait-ce que pour enlever la peur de la ligne de code qui est souvent un frein à la compréhension de l’informatique.

Les codinggouter font ça très bien, l’école devrait généraliser ce genre d’initiative, personne n’en doute. Il est important que les citoyens de demain comprennent globalement comment marchent les machines et ne crois plus, comme beaucoup de la génération X, que c’est “magique”

Ceci dit, développeur est un métier un peu plus complexe que seulement “pisser du code“. Se mettre en tête qu’enseigner la programmation en dans le cursus des élèves fera exploser le nombre de développeurs est une erreur. Simplement prenons l’exemple des maths, nous en avons tous fait pendant années, vous connaissez des mathématiciens? Personnellement, pas un seul. Par contre des gens qui utilisent les maths dans leur boulot ou dans leur vie de tous les jours j’en connais un paquet !

L’informatique amène une problématique du même ordre, nous en avons besoin tous les jours, et de plus en plus. Il faut donc être capable de comprendre, et maîtriser les concepts de base.

(D’ailleurs il est hallucinant que personne ne nous apprenne jamais à taper sur un clavier par exemple)

L’enjeu n’est pas sur le code mais sur le réseau

Sans vouloir vexer personne, ce débat de l’enseignement de la programmation à l’école est un combat du XXème sciècle, pas du XXIè.

La vrai révolution de ces dernières années ce n’est pas l’explosion du nombre des PCs, c’est l’arrivée massive dans nos vies du réseau mondial.

Internet est entrain de bouleverser le monde, nos quotidiens, et de remettre tout ce qui fait nos sociétés à plat.

Le travail change, la politique change, nos vies “privées” sont bouleversées et pour la première fois depuis que l’homme existe n’importe quel individu peut parler avec le monde entier.

Alors, oui, c’est vrai, Internet c’est peuplé de machines. C’est un protocole qui permet de faire discuter des machines. Savoir comment les machines discutent aide à comprendre notre monde mais l’enjeu est ailleurs.

Apprendre à apprivoiser les Internets

Savoir coder est indispensable, de même que savoir nager.

Il est devenu indispensable de savoir taper une ou deux lignes de code, et bien pratique de savoir aligner deux trois lignes d’HTML ou de PHP. L’école devrait nous apprendre ça, c’est vrai

Mais elle devrait surtout nous apprendre a parler en public, à écrire pour être lu par nos concitoyens. L’école devrait apprendre à nos enfants comment gérer notre liberté d’expression qui est réellement effective que depuis qu’internet existe.

Elle devrait nous apprendre à gérer nos traces numériques. L’arrivée du big data et les enjeux sur notre vie privée devrait être enseigné à l’école, le bouleversement de nos politiques devrait être enseigné à l’école, etc …

Et, contrairement à ce qui est dit un peu partout, pas par des profs de maths ou de physique, c’est de profs d’histoire, de philo et de français dont on a besoin.

 

 

 

Un an (presque) sans Google, retour d’experience

Comme beaucoup de travailleurs du web j’ai longtemps été fan de Google  au point d’utiliser ses produits pour à peu près toute ma vie numérique : mails, todolist, recherche, documents partagés, réseau social, organisation d’événements etc… Tout ce que je faisais sur le net passait par Google. J’ai toujours eu conscience que Google est une société qui fait du bénéfice sur nos données personelles mais je n’avais pas vraiment l’envie de changer d’autant que le marketing de Google est assez doué pour “draguer” les geeks avec leurs lot de nouveautés.

Mais, au fil des mois, l’idée me trottait dans la tête, j’étais de plus en plus mal à l’aise avec l’idée de faire passer des données pro/perso via une plateforme commerciale. J’ai donc pris le taureau par les cornes l’année dernière, ce billet fera office de retour d’expérience.

Se passer de Google c’est facile

Première chose avant de commencer la liste des solutions alternatives, j’ai été assez étonné de voir à quel point c’est simple de se passer de Google, de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, comme dirait ma grand mère. Honnêtement, cela n’a pas freiné ma productivité, cela me coûte la somme dérisoire de 20€/an – pour 3 personnes – et j’ai vraiment la main sur toutes mes données, ou presque.

Alors regardons comment faire, étapes par étapes :

La recherche

Nerf de la guerre chez Google, la recherche est le doigt que vous mettez dans l’engrenage. C’est aussi une fabuleuse opportunité pour Google de savoir ce que vous aimez, qui vous êtes et ce que vous faites. Des solutions alternatives existent même si elles sont marginales. Il y a Bing, le moteur de recherche de microsoft, qui, paradoxalement preserve plus la vie privée que ne peut le faire Google. Le choix le plus extrême est probablement Seeks, un moteur de recherche opensource peer to peer assez intéressant mais un peu technique. Moi j’ai fais le choix de DuckDuckGo, c’est un moteur de recherche en ligne qui ne track pas vos recherches, qui ne vous “bubble” pas et qui est assez puissant avec son système de bang! et de goodies. A tel point que je suis un peu frustré quand je retourne sous Google, ne pas pouvoir faire

ma recherche !w

pour accéder directement à la page Wikipédia ou

ma recherche !yt

pour aller chercher directement sur Youtube me frustre beaucoup, c’est aussi simple que rapide. Notez que l’on peut facilement rebasculer sur Google par un simple !g.

Pas de problèmes particuliers pour switcher de Google vers un moteur alternatif, cela prend 2min à changer dans votre navigateur préféré, sans connaissance particulières et ce n’est vraiment pas freinant à l’usage.

Les mails

Deuxième énorme point fort de Google : son webmail. Il faut être honnête, je n’ai pas trouvé de solutions aussi ergonomique. Gmail est LE meilleur webmail du marché et il le restera encore longtemps. Seulement voilà, ne plus utiliser une adresse en @gmail.com c’est renoncer à Gmail…

Première étape pour avoir son adresse mail perso : acheter un nom de domaine  et un hébergement. Pour ma part j’ai choisi un hébergement mutualisé perso chez OVH, ça me coûte ~20€/an et je peux héberger 10 adresses mail. Je me suis donc crée mon mail en xavier@chezmoi.com, chez ovh c’est vraiment simple il y a une interface graphique, tout se fait en 3 clics.

J’ai choisi un mail en SMTP, tous les mails restent sur le serveur et je peux les consulter soit sur le web depuis wemail.ovh.com soit depuis mon client mail – ThunderBird. Et c’est tout !

Alors ok, c’est payant, mais le serveur à 20€ sert pour toute ma famille, et rien ne vous oblige à payer, vous pouvez ressortir un vieux pc de votre cave et vous auto-heberger c’est un peu plus complexe mais ça marche aussi !

L’interface de Thunderbird n’est pas aussi sexy que celle de Google, et la recherche dans les mails est pas vraiment au top mais cela me suffit. J’ai toutefois rajouté l’extension ‘Thunderbird Conversations‘ pour suivre les fils de conversations comme sur Gmail. De plus, on verra plus tard que Thunderbird fait beaucoup d’autres choses vraiment pratique !

En switchant les mails sur son domaine perso il faut admettre de perdre un peu en ergonomie, c’est vrai. Mais dans l’ensemble on est plus sur de la perte de gadgets que sur des inconvénients majeur à l’utilisation.

Le calendrier

La gestion du calendrier à été un peu plus complexe, j’ai mis longtemps à trouver une solution facile à mettre en place et pérène dans le temps. Mon choix c’est finalement porté sur owncloud, qui est une solution de “nuage” personnel dans lequel vous pouvez partager vos agendas, vos documents, vos   photos etc…

Je n’utilise pour le moment que la fonction Agenda que je couple avec Thunderbird et l’extension Lightning. Ainsi, je peux facilement, depuis ThunderBird, ajouter des rendez vous, et, si je suis en déplacement sans mon ordinateur sous la main, il suffit de me connecter sur mon installation de owncloud pour modifier l’agenda. Le couplage agenda + webmail est vraiment pratique, il suffit d’ouvrir Thunderbird et vous avez votre outil de travail prêt à l’emploi ! L’installation d’owncloud est assez simple, aussi simple que peut l’être un WordPress pour vous donner une idée. Et une fois l’interface installée vous avez un backoffice, donc pas besoin d’être particulièrement doué pour mettre ça en place !

Le chat

C’est aussi une fonction que j’utilise beaucoup, pour être honnête j’utilise toujours celle de Google, j’ai gardé une adresse gmail pour ça et pour servir d’adresse “poubelle”. Mais si je continu à l’utiliser c’est plus pour les contacts que j’ai dessus qu’autre chose, en effet avec mon serveur OVH j’ai installé en 1 clic un serveur de chat XMPP qui me permet de discuter avec tous les membres de ma famille simplement. Encore une fois, merci à Thunderbird, qui, depuis la version 17, permet d’avoir un onglet Chat intégré.

Les photos, blogs et autres

Evidemment pour tout ce qui est stockage j’utilise les capacités de mon serveur mutualisé, pour partager mes photos perso avec mes proches, pour le blog de voyages etc… Encore une fois owncloud vient parfaitement en remplacement de Picassa ou Google Docs. Pour le blog chez OVH vous pouvez installer un WordPress ou une galerie photo en un clic. Donc toujours pas besoin de Google !

Mea Culpa

Je ne suis pas extremiste dans ma démarche, j’ai gardé une adresse gmail pour certains groupes auquel je suis abonné, pour du partage d’agenda de groupes, pour des mailing listes etc… Google est partout et se couper de ce mastodonte revient presque à ce couper d’une partie du monde numérique. Je fais toujours des recherches sur Google quand DuckDuckGo n’est pas pertinent, également sur Google Images ou Google Maps. Je vais même me connecter sur Google+ pour gérer mon profil, mais ce n’est pas un soucis.

Ce qui me dérangeait il y a un an c’était d’être TOUJOURS connecté sur Google, que TOUT passait par Google. Aujourd’hui il y a toujours une partie de mon traffic qui passe via Google mais il y a aussi une grosse partie qui passe dans mes tuyaux, des tuyaux que je maîtrise. Google ne peut plus connaître ma comptabilité professionnelle, ni savoir à quelle heure est mon prochain rendez vous chez le médecin. Et c’est déjà pas mal !

Et vous, vous switchez quand ?

Merci à @Hugobiwan pour m’avoir poussé à écrire ce post  :)

Le Javascript, ce langage merveilleux :)

Je me suis mis à coder du Javascript il y a un an. Et depuis, à intervalles régulières, je me fais chambrer par des développeurs. Le javascript, malgré les trucs super qu’il est capable de faire traîne une vieille réputation de langage “poubelle”.

Alors bien sur, à chaque fois, je parle de WebGL, de NodeJS et des possibilités que ça engendre. Mais bon il y a des limites, et c’est vrai que le JS garde certains stigmates d’une jeunesse difficile.

Regardez cette courte vidéo vous comprendrez de quoi je parle :)

Merci @ploum pour le lien :)

UPDATE : Toutes les explications à ces WAT stuff sont dispos sur Stackoverflow http://stackoverflow.com/

Et si on parlait du riz…. et de wikipedia

Je ne sais pas pour vous mais moi je suis régulièrment le podcast de François Rollin sur France Culture. J’aime assez son ton décalé et son coté professeur…

Début Janvier un podcast m’a fait particulièrement sourire, on y parle de riz mais aussi de légitimité de wikipédia, avec talent en plus.

A écouter, réécouter et surtout à diffuser à tous ceux qui vous disent que non, wikipédia c’est pas sérieux et que ça ne vaut pas une bonne vieille encyclopédie en douze volume – qui date de 1990 :p

L’OEIL DU LARYNX 06.01.2011 by xaviercoiffard

Je l’aime bien ce nouveau bureau en guadeloupe !

Je tiens à vous prévenir tout de suite, ce post n’aura aucune autre utilité que de vous présenter à quel point c’est cool les tropiques. Alors si vous êtes à deux doigts du burn-out à cause du climat, surtout ne regardez pas la photo ci dessous :)

Bureau Guadeloupe

Pour les autres, comme vous pouvez le voir je suis aux Antilles, en Guadeloupe en fait. Pour le travail mais aussi pour le fun ! Il faut dire que l’île se prete plus à la planche à voile qu’au télétravail. Ici l’internet à dix ans de retard, autant la connexion que les sites internet.

C’est assez affligeant. C’est aussi handicapant quand il faut 3heures pour uplaoder un plugin WordPress.. Heureusement je bidouille et je contourne le problème mais la grandeur du boulot qu’il y a faire ici dans le domaine des NTIC est vertigineuse. Le pire c’est que le prix des abonnements internet et plutôt élévé – entre 40 et 60€.

Bon heureusement il y a la mer et les cocotiers, ça compense !

Je ne sais pas si vous connaissez des acteurs TIC antillais mais cela m’intéresserait d’avoir un peu leur point de vue ou des retours d’expérience.

Break : Je pars en Inde !

Image sous CC trouvée sur Flickr. Auteur : matso

Quand vous lirez ce billet je serais quelque part dans le ciel entre Bruxelles et Madras.
Break attendu depuis le mois d’aout où j’étais désesperement seul sur le web, où la timeline twitter frémissait à peine. Finalement c’est bon d’attendre et de partir alors que tout le monde s’apprête à rentrer dans l’hivers.
Je pars au soleil, découvrir une population que je ne connait pas mais qui m’attire. J’espère en revenir changé, enthousiaste et bronzé.
Je suis de retour le 28 Novembre, entre temps portez vous bien et ne cassez pas Internet ;)

Soutenez l’internet libre

En ces temps difficiles pour l’Internet en général deux associations qui se battent pour une plus grande liberté de l’internaute ont besoin d’aide. Financière , bien sur mais aussi pourquoi pas bénévole ou simplement de soutient.

Je suppose que vous connaissez les deux assos ci dessous, la première c’est Framasoft, association qui s’occupe de promouvoir le logiciel libre. Ils le font avec des tutoriaux mais aussi avec une collection de livres sous licence Creative commons et dispo à la vente et au téléchargement gratuit. Mais Framasoft c’est aussi Framakey, un “pack” de logiciels libre qui tient sur une clé USB.

Bref beaucoup de bonnes idées qui vont dans le bon sens mais comme toutes les assos il ont besoin d’aide, leur pérennité est en jeu sur ce coup. Vous pouvez cliquer sur la bannière ci dessous pour voir comment vous pouvez les aider.

Soutenir Framasoft

La deuxième association à beaucoup fait parler d’elle ces derniers jours avec la bataille sur HADOPI, LOPPSI. Ils ont été très présent dans les médias et super actifs pour essayer de faire reculer ces lois qui portent atteinte à la nature même de l’Internet.

Eux aussi ont des problèmes d’argent, en clair en Janvier 2011 ils n’auront plus de quoi fonctionner si personne ne les aident…

Encore une fois, il suffit de cliquer sur la bannière ci dessous pour avoir de plus amples renseignements.

Support LQDN banner 1

Merci pour eux/nous :)

La vidéo du vendredi : Cleanternet

Cette semaine la vidéo du vendredi colle à l’actualité, si vous êtes normalement constitué – c’est a dire avec des yeux et/ou des oreilles – vous avez forcement entendu parler de l’envoi des premiers mails de l’HADOPI.

Hadopi donc, sensé lutter contre ce monde “sans foi ni loi” dans lequel évolue pèle mêle des pédophiles, des nazis, des pirates et aussi, de temps en temps, des mecs qui cherchent du boulot… Notre gouvernement s’acharne en ce moment à rendre l’internet “civilisé“, avec des moyens qui sont plus ou moins légaux et plus ou moins pas franchement efficace.

J’ai trouvé la vidéo ci dessous chez bluetouff, un vilain hacktisviste, qui défend l’internet libre. Je l’ai trouvé assez pertinente et surtout pleine de second degré, je vous laisse découvrir.

Ps: Je profite de l’occasion du billet politique pour relayer l’annonce faite sur le blog de Paul Da Silva – président du parti pirate :

Si vous veniez à recevoir 3 avis, et donc passer par la case le dossier peut-être transféré au parquet contactez moi, personnellement… Je ferai tout mon possible pour vous accompagner dans une procédure qui fera tomber Hadopi… Une bonne fois pour toutes !

A bon entendeur !

Que fait la génération Y ?

Depuis que je farfouille Internet j’entends parler d’une génération miracle, une tranche d’age entière qui serait aguerrie aux usages de l’internet et qui sera, c’est sur, l’avenir de la nation.

La définition Wikipédia de cette génération est claire :

Le terme « génération Y » désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Il tire son nom de la génération précédente, nommée génération X. D’autres termes équivalents existent : « enfants du millénaire », « net génération », ou « digital natives ».


Première bonne nouvelle, étant né en 1982 je suis dedans, ouf ! Par contre premier hic, je n’ai pas vraiment grandi avec le web, ma première connexion se faisait via dreamcast et j’avais déjà 17ans. Et deuxième point qui me fait un peu coincer, beaucoup de mes connaissances sont clairement pas des “net génération” quelques uns n’ont même toujours pas de web chez eux et n’ont aucune idée des points positifs de celui-ci. A part pour les mails et de plus en plus pour Facebook… Mais pour mettre en place une stratégie pour trouver du boulot, peu de mes amis pensent à s’inscrire sur Viadeo ou LinkedIn – qu’ils ne connaissent pas d’ailleurs – et aucun ne va se créer un site web, un blog pour travailler sa e-reputation.

J’ai bien peur que cette génération miraculeuse n’existe pas. Et j’en ai d’ailleurs eu confirmation encore une fois lors de ma formation à l’HETIC, une formation à Second Life et aux mondes virtuels. L’intérêt suscité fut plus que moyen car seulement quelques étudiants ce sont déplacés pour assister à ce cours (optionnel). Et plus largement à chaque fois que j’interviens devant cette “génération Y” je me rends compte que ils savent bien envoyer des mails, utiliser MSN, certains ont même un blog mais les vrais digitals native sont finalement peut nombreux. Et ceux qui ont une vision plus prospective sont carrément une exception, aussi bien pour les mondes virtuels que pour les nouveaux dispositifs de réalité mixte. J’ai l’impression d’ailleurs que le pourcentage de personnes initiés ne varie pas beaucoup entre la génération X et la génération Y.

Devra t-on attendre la génération Z ? Probablement quand on voit Thibault 9 ans qui devellope en HTML, CSS et PHP :)

Son interview est dispo sur Framablog, un must read !

Le mulot va-t-il mourir?

Je ne sais pas vous mais des fois moi je me pose des questions. En ce moment il y en a une qui tourne en boucle c’est : pourquoi vouloir virer la souris de nos ordinateurs?
Alors je comprends bien que pour des raisons d’accessibilités la souris n’est pas vraiment géniale, pour des malvoyants des handicapés etc etc … Mais pour les valides?
La souris c’est efficace, plutôt précis et de plus en plus ergonomique.

Le clavier lui par contre, ok, c’est carrément galère. Une reconnaissance vocale digne de ce nom serait vraiment une avancée. Mais non, on s’évertue à faire disparaître la bonne vielle souris. Et depuis la sortie de la Wii c’est une avalanche d’interface tactile, sensitive ou truc-futuriste-en-tout-genre. Mais avez vous déjà tester une Wii, un écran de pc portable tactile? Si la réponse est oui alors vous savez que pour faire de la 2D c’est pas franchement le pied. Caresser son écran pour pouvoir surfer sur le web, c’est classe, ça doit être nickel pour draguer les filles mais sinon je vois pas. Sur un téléphone on est super limité, et dans ce cas l’interface tactile ce justifie, mais sur un laptop?

Je vous parle de ça car ce matin je suis tombé sur une vidéo de la nouvelle interface “hand free” de Microsoft :

Alors bien sur quand je vois ça, je me dit : “Woo, pour des univers virtuels ça va être super!” Ça serait une bonne façon d’enlever les problèmes d’ergonomie pour les primo accédant. De réduire, un peu, le fossé technologique qu’il y a entre les “Digital enthousiastics” –dixit Pocarles – et finalement je doute…
Je doute que ce soit adapté, que ce soit adaptable et que cela améliore la facilité d’accès.

Alors je dois tempérer un peu, j’ai animé cet hivers l’espace de réalité mixte des transmusicales de Rennes et nous avions monté un dispositif plus ou moins identique à base de WiiMote et d’écran géant. Mais le public était clairement novice et venait dans un esprit jeu/découverte. Hors ce qui m’intéresse ici c’est plutôt l’aspect professionnel de la chose, comprenez phase de production pas de découverte. Et, dans ce cadre, plus ça va plus je me dis que la souris ne trouvera pas son pareil. Sauf cas particulier, évidemment. Qu’il n’y a pas à dire mais aller chercher sa petite croix rouge en haut a droite ben c’est quand même beaucoup plus simple avec un mulot qu’avec mes gros doigts. Et je vous parle pas de cliquer un lien, de taper du texte, de sélectionner une zone, de zoomer et de l’état de mon écran après une journée à coder du LSL avec un truc tactile :p

Bref un doute m’assaille…. Et vous, vous voulez aussi la virer la souris de votre ordinateur, ou pas?

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